Accusation de Militaires Maliens de Collusion avec des Groupes Armés

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Accusation de Militaires Maliens de Collusion avec des Groupes Armés
Accusation de Militaires Maliens de Collusion avec des Groupes Armés

Africa-Press. Les autorités maliennes ont accusé certains officiers de l’armée de collaborer avec des “groupes armés et des séparatistes”, quelques heures après l’annonce de la prise de contrôle d’un camp militaire stratégique dans la ville de Tessalit, au nord du pays.

Un communiqué du procureur de la cour militaire de Bamako, lu à la télévision publique, a indiqué que les enquêtes avaient révélé “des preuves solides concernant la complicité de certains militaires” dans les attaques, y compris des officiers en service et d’autres récemment révoqués.

Le communiqué a précisé que les officiers avaient participé à la “planification, la coordination et l’exécution” des attaques, mentionnant également l’implication de politiciens, dont Oumar Mariko, un homme politique malien en exil.

Des rebelles séparatistes ont déclaré avoir pris le contrôle du camp de Tessalit après le retrait de l’armée malienne et de ses alliés russes, dans le cadre de la plus grande série d’attaques menées par des groupes armés depuis plus d’une décennie.

Achafgui Bouhenda, un des principaux leaders du Mouvement de libération de l’Azawad, a annoncé la prise du camp de Tessalit dans une vidéo publiée sur Internet.

Cette annonce constitue un nouveau revers pour le conseil militaire au pouvoir au Mali, qui a perdu le contrôle de la ville de Kidal quelques jours auparavant, dans le cadre d’attaques ayant entraîné la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Kamara.

Une source sécuritaire a rapporté que les forces avaient évacué le camp avant l’arrivée des factions et qu'”aucun affrontement n’a eu lieu”.

Le camp abritait un grand nombre de soldats maliens et de leurs alliés russes du “Fonds africain” (anciennement groupe Wagner), ainsi que du matériel militaire.

Le camp de Tessalit est situé près de la frontière avec l’Algérie (au nord) et revêt une importance stratégique en raison de sa position géographique, ainsi que de sa grande piste d’atterrissage.

Les forces maliennes ont également dû abandonner la base militaire d’Aguelhok, plus petite, située à environ 100 kilomètres au sud de Tessalit, selon des responsables locaux et un autre membre du Mouvement de libération de l’Azawad.

Le Mouvement de libération de l’Azawad combat dans la région en collaboration avec le groupe “Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin”, soutenu par Al-Qaïda.

Décès de civils

Par ailleurs, l’UNICEF a annoncé dans un communiqué que des civils et des enfants avaient été tués ou blessés lors des attaques, précisant que les enfants blessés recevaient des soins dans des établissements de santé locaux, sans en préciser le nombre.

L’Organisation des Nations Unies pour l’enfance a également signalé qu’un centre de santé à Gao avait été attaqué, tandis que des hommes armés avaient occupé une école dans la région de Mopti, où une charge explosive avait été trouvée à proximité.

Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique et vit dans l’incertitude et la tension après des attaques coordonnées sans précédent menées par le groupe Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin, lié à Al-Qaïda, et le Mouvement de libération de l’Azawad, contre des sites stratégiques du conseil militaire au pouvoir.

Bien que le président de la transition de la République du Mali, Assimi Goïta, ait déclaré que la situation était sous contrôle après plusieurs jours d’attaques armées simultanées menées par des groupes rebelles le 25 avril, l’incertitude plane sur le paysage, avec des attentes concernant les répercussions sécuritaires internes qui pourraient également affecter les pays voisins.

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