Nairobi: Pression Africaine pour Réformes

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Nairobi: Pression Africaine pour Réformes
Nairobi: Pression Africaine pour Réformes

Africa-Press. Les dirigeants africains ont profité du deuxième jour de leur sommet avec Emmanuel Macron pour faire pression en faveur de l’assouplissement de l’accès au crédit, ce qui pourrait contribuer à financer d’importants investissements et à stimuler la croissance économique.

Une campagne de plusieurs années menée par les gouvernements africains pour demander des réformes visant à réduire les coûts d’emprunt a reçu un coup de pouce lorsque Macron a annoncé son soutien à la création d’un mécanisme de garantie de perte initiale pour réduire les risques d’investissement sur le continent, et qu’il s’efforcera de promouvoir cette idée lors du sommet du G7 le mois prochain.

Les gouvernements africains soutiennent qu’ils souffrent d’une perception exagérée des risques par les prêteurs, ce qui peut rendre le crédit coûteux. Le président kényan William Ruto a déclaré dans son discours lors du sommet “L’Afrique en avant” à Nairobi mardi: “Le problème… n’est pas la liquidité, mais la structure de gestion des risques.”

À l’invitation de Macron, Ruto assistera au sommet du G7 à Évian, en France, et espère renforcer l’élan des propositions qu’il y présentera cette semaine.

Plus de 30 dirigeants de gouvernements africains, ainsi que des présidents d’institutions financières multilatérales et des hommes d’affaires de divers pays d’Afrique et de France, participent à ce sommet de Nairobi, le premier organisé par la France dans un pays anglophone.

La France vise à tirer parti de cet événement – que Macron a déclaré avoir mobilisé des investissements de 23 milliards d’euros (27,01 milliards de dollars) en Afrique – pour développer de nouveaux partenariats sur le continent après un recul de son influence dans ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest.

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné que les coûts d’emprunt dans les pays africains sont le double de ceux des économies industrielles avancées.

“Ce n’est pas un jugement de marché sur l’Afrique, mais un jugement sur les injustices du système”, a-t-il déclaré lors du sommet. Les gouvernements africains ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des préjugés à leur encontre qui exagèrent les risques du continent et ont appelé à des changements dans les méthodologies utilisées par les agences de notation de crédit.

Les principales agences de notation, y compris Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, ont rejeté les accusations de biais régional, affirmant que leurs notations reposent sur des critères mondiaux clairement établis.

La proposition de Macron pour un mécanisme de garantie de perte initiale vise à renforcer les flux de capitaux vers l’Afrique. Cette proposition s’inscrit dans un effort plus large pour mobiliser des capitaux privés pour les pays africains, alors que les gouvernements riches réduisent le financement du développement au profit de la défense et d’autres priorités locales.

Bien que d’autres pays du G7 aient exprimé leur soutien pour rendre les institutions financières mondiales plus réactives aux besoins de l’Afrique, le niveau de soutien pour des propositions spécifiques reste encore flou.

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