CE Qu’Il Faut Savoir
La Libye a récemment accueilli un sommet sur l’énergie et l’économie, où des accords d’une valeur de 20 milliards de dollars ont été signés avec des entreprises américaines et égyptiennes. Le Premier ministre, Abdul Hamid Dbeibah, a souligné l’importance de ces investissements pour le secteur énergétique du pays, visant à augmenter la production pétrolière et à stimuler l’économie nationale.
Africa-Press. La Libye a récemment accueilli un sommet sur l’énergie et l’économie, avec la participation du Premier ministre Abdul Hamid Dbeibah, du ministre égyptien du Pétrole Karim Badawi, du ministre turc de l’Énergie Alparslan Bayraktar, et de l’ancien conseiller principal du président américain Donald Trump, Moussa Boules. L’événement a également vu la participation de nombreuses entreprises internationales provenant de France, des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Italie et de Turquie.
Accords signés
Au cours de ce sommet, plusieurs accords ont été signés, dont un accord de développement à long terme de 25 ans avec la société Waha Oil, en partenariat avec Total Energies et ConocoPhillips. Selon un communiqué du gouvernement, les investissements de cet accord dépassent 20 milliards de dollars, financés par des sources externes, sans alourdir le budget national. L’objectif est d’augmenter la production de Waha à 850 000 barils par jour, avec des prévisions de revenus nets pour l’État dépassant 376 milliards de dollars.
La conférence a également vu la signature d’un protocole d’accord avec Chevron pour explorer et développer des champs, ainsi qu’un accord de coopération avec le ministère égyptien de l’Énergie dans les domaines de l’exploration, de la production et des services logistiques.
Moussa Boules a déclaré que “les États-Unis sont prêts à coopérer et souhaitent voir la Libye réussir”, qualifiant le sommet de “grand retour de la Libye sur le marché de l’énergie”.
En marge du sommet, Dbeibah a rencontré Boules pour discuter de la coopération dans les domaines de l’énergie et de la défense. Le gouvernement a souligné l’importance d’un “programme de développement unifié” pour harmoniser les dépenses et renforcer la discipline financière, Dbeibah exprimant l’espoir que cet accord résoudra les problèmes économiques liés aux “dépenses parallèles”.
Dbeibah a également salué la collaboration entre l’Africom et le ministère de la Défense pour soutenir la construction d’institutions militaires.
Dans son discours, Dbeibah a confirmé que l’année 2025 avait enregistré le plus haut niveau de production quotidienne, atteignant 1 374 000 barils, le plus élevé depuis plus de 12 ans, annonçant le lancement d’un appel d’offres public pour l’exploration terrestre et maritime pour la première fois en 17 ans.
Le ministre du Pétrole, Khalifa Abdessadek, a révélé que le pipeline de gaz libyen fonctionne actuellement à seulement 10 % de sa capacité, notant qu’il existe des plans pour exploiter le gaz dans plusieurs champs afin d’augmenter la production de 400 millions de pieds cubes supplémentaires.
De son côté, le PDG de Total Energies, Patrick Pouyanné, a déclaré que la Libye représente “un atout majeur pour le monde”, affirmant que son entreprise soutiendrait l’augmentation de la production et travaillerait à atteindre “zéro émission” malgré les défis.
Le président par intérim de la Compagnie nationale de pétrole, Masoud Suleiman, a qualifié cette période de “décisive”, notant que la compagnie a produit plus de 500 millions de barils l’année dernière et a relancé plusieurs puits malgré les fluctuations des prix.
Dbeibah a également annoncé le lancement de la stratégie libyenne pour les énergies renouvelables et l’initiative “Verdissement de la Libye” pour planter 100 millions d’arbres, appelant les partenaires internationaux à contribuer activement à ces projets.
La Libye, riche en ressources pétrolières, a longtemps été un acteur clé sur le marché énergétique mondial. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays a traversé des périodes d’instabilité politique et économique, affectant sa capacité à attirer des investissements étrangers. Récemment, des efforts ont été déployés pour stabiliser le pays et relancer son secteur énergétique, essentiel à son développement économique.





