Africa-Press. L’Union africaine, la Commission africaine de l’énergie nucléaire et l’Agence de l’énergie nucléaire de l’OCDE ont signé un mémorandum d’entente visant à renforcer les usages pacifiques des sciences et technologies nucléaires au service du développement socio-économique du continent, en marge du 39e sommet de l’Union africaine.
Le mémorandum établit un cadre structuré de coopération dans les domaines du renforcement des capacités, de la consolidation des cadres réglementaires, du soutien à la recherche et à l’innovation, ainsi que de la mobilisation de ressources techniques et financières, en cohérence avec l’agenda africain de transition énergétique et de promotion de l’industrialisation.
Lors de la cérémonie de signature, Lerato D. Mataboge, commissaire de l’Union africaine chargée des infrastructures et de l’énergie, a affirmé que ce partenariat représente une étape stratégique pour renforcer la souveraineté énergétique de l’Afrique et soutenir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire en tant que catalyseur de l’industrialisation, du renforcement de la résilience et de la réalisation du développement durable dans les différents pays du continent, dans le cadre de l’Agenda 2063.
L’Afrique fournit entre 15 % et 18 % de l’uranium extrait dans le monde, mais contribue à moins de 1 % de la production mondiale d’électricité nucléaire. Le nouveau partenariat vise à transformer cet écart en opportunité afin d’accroître la valeur ajoutée localement, de développer les compétences et de favoriser le transfert de technologie.
L’Afrique du Sud est le seul pays africain à utiliser actuellement l’énergie nucléaire: elle représente environ 5 % de sa production totale d’électricité, avec une capacité installée de 1 854 MW. L’Égypte construit également une centrale nucléaire d’une capacité de 4,8 GW, dont l’achèvement est attendu d’ici 2031. L’Algérie, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Maroc et le Nigeria disposent, quant à eux, de projets visant à développer de futurs programmes nucléaires.
Le mémorandum d’entente doit s’appliquer pour une durée initiale de trois ans, avec possibilité de renouvellement après une évaluation conjointe.





