39E Sommet Africain: des Solutions À des Crises Durables

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39E Sommet Africain: des Solutions À des Crises Durables
39E Sommet Africain: des Solutions À des Crises Durables

Africa-Press. Alors que le monde traverse un moment politique, économique et climatique décisif, le 39e sommet africain se tient les 14 et 15 février, afin d’examiner des dossiers sécuritaires et climatiques et de tenter d’enrayer les conflits internes qui empêchent l’essor d’un continent riche en ressources, mais également en tensions.

Les questions de sécurité hydrique, d’assainissement, de Zone de libre-échange, ainsi que les dettes qui pèsent sur le continent figurent en tête de l’agenda. D’autres dossiers liés aux troubles sécuritaires dans les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique seront également au rendez-vous.

Les guerres au Soudan et dans la région du Sahel seront au centre des discussions des dirigeants, qui cherchent des solutions à ces crises. L’ambassadeur Mohamed El-Amine Soueif, directeur du cabinet du président de la Commission de l’Union africaine, estime que ces conflits entravent la mise en œuvre de l’Agenda 2063 pour le développement durable.

Les dirigeants travailleront à trouver des compromis satisfaisants pour toutes les parties, en particulier au Soudan. L’Union a déjà franchi des étapes avancées vers la levée de la suspension de l’adhésion du pays, mais elle est appelée à prendre davantage de mesures pour mettre fin à la guerre et ramener les différends à la table des négociations.

L’Union a déjà levé la suspension de la Guinée (Conakry) et du Gabon, après que les deux pays ont organisé des élections qui ont mis fin à la période de prise du pouvoir par la force par des chefs militaires.

Le dilemme des ingérences extérieures

L’Union a souvent tenté de résoudre les conflits sur le continent, mais elle s’est fréquemment heurtée à des ingérences extérieures qui alimentent certains de ces conflits — comme au Soudan, où, selon Soueif, les parties au conflit reçoivent des armes de l’extérieur du continent.

L’Union tient également à travailler conjointement avec les Nations unies, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique, à condition que l’Union africaine reste en première ligne, puisque ces questions sont africaines en fin de compte, selon les termes de Soueif.

Avant le sommet actuel, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union s’est réuni et a examiné les dossiers du Soudan et du Sahel, afin de permettre aux dirigeants de proposer des solutions à ces crises. Soueif a souligné que ces crises « ne se termineront jamais par les armes », mais par le dialogue et l’installation de toutes les parties autour de la table des négociations.

L’Union a déjà joué un rôle important dans la fin de crises similaires en Sierra Leone et au Liberia, qui ont connu des guerres civiles. Mais aujourd’hui, elle fait face à un problème au Soudan et dans les pays de la Corne de l’Afrique, parce que des acteurs non africains y alimentent les conflits, selon le responsable africain.

Le problème des frontières héritées de l’ère coloniale demeure, d’après l’expert des affaires africaines Moussa Cheikho, la plus grande difficulté à laquelle le continent est confronté, car il a été et reste une cause majeure de conflits.

Pour cette raison, les dirigeants pourraient parvenir lors de ce sommet à débloquer certains dossiers, sans toutefois pouvoir les résoudre totalement, estime Cheikho, qui s’attend à ce que ces conflits « restent présents sur la table de nombreux sommets à l’avenir ».

Le sommet ne diffère pas beaucoup de ses prédécesseurs, si ce n’est qu’il se tient à une époque où les États-Unis entrent sur le continent par des portes comme le Soudan et le Nigeria, entre autres, en plus d’autres crises politiques, sécuritaires et climatiques qui exigent des décisions tranchées pour le présent et l’avenir de l’Afrique.

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