CE Qu’Il Faut Savoir
Entre décembre 2025 et janvier 2026, une opération coordonnée par Interpol a abouti à l’arrestation de 651 personnes en Afrique pour cybercriminalité. Cette initiative a permis de découvrir des fraudes ayant causé des pertes estimées à 45 millions de dollars, ciblant principalement des victimes vulnérables. Les autorités appellent à signaler les crimes.
Africa-Press. Entre décembre 2025 et janvier 2026, l’Afrique a connu l’une des plus grandes opérations de sécurité contre la cybercriminalité transfrontalière, entraînant l’arrestation de centaines de suspects et la saisie de millions de dollars, dans une frappe qualifiée de “décisive” contre les réseaux de fraude numérique.
L’opération, coordonnée par Interpol sous le nom de “Red Card 2.0”, s’est déroulée du 8 décembre 2025 au 30 janvier 2026, impliquant des agences de sécurité de 16 pays africains. Elle a abouti à l’arrestation de 651 personnes et à la saisie de plus de 4,3 millions de dollars, ainsi qu’à la confiscation de 2341 appareils électroniques et à la désactivation de 1442 adresses, domaines et serveurs électroniques.
Au cours de 8 semaines d’enquêtes, les autorités ont mis au jour des fraudes ayant causé des pertes estimées à environ 45 millions de dollars, identifiant plus de 1200 victimes, principalement en Afrique.
Types de Fraude Ciblés
L’opération s’est concentrée sur les formes de fraude financière les plus répandues sur le continent, notamment les investissements fictifs à rendement élevé, la fraude par services de transfert d’argent, ainsi que les prêts fictifs visant les groupes vulnérables. Neil Guitton, directeur de la cybercriminalité chez Interpol, a souligné que ces réseaux criminels organisés causent des dommages financiers et psychologiques considérables aux individus, entreprises et communautés, appelant les victimes à signaler les crimes.
Cette opération a été réalisée dans le cadre de l’initiative conjointe africaine contre la cybercriminalité, soutenue par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, ainsi que par des partenaires du secteur privé dans le domaine de la cybersécurité. Les pays participants comprenaient l’Angola, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Ghana, le Kenya, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.
La cybercriminalité est un problème croissant en Afrique, où les réseaux de fraude en ligne exploitent les vulnérabilités économiques et technologiques. Les opérations de sécurité, comme celle-ci, visent à renforcer la coopération entre les pays africains et à protéger les citoyens contre les escroqueries numériques. L’importance de telles initiatives est accentuée par l’augmentation des pertes financières dues à la fraude en ligne, qui touche de nombreux secteurs de la société.




