Africa-Press. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré que l’option de déployer les Forces de défense nationale dans les zones touchées par la violence des gangs restait sur la table, mais il a insisté sur le fait qu’une telle mesure devait être examinée avec précaution, car les soldats sont formés pour « tirer pour tuer » et non pour accomplir des missions policières.
Ramaphosa a expliqué, dans des déclarations faites après la réunion du comité exécutif national du Congrès national africain (ANC), que l’armée n’enquête pas sur les crimes comme le fait la police, mais traite les suspects comme des ennemis, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes dans des environnements civils. Il a affirmé que tout éventuel déploiement de l’armée devrait compléter le rôle de la police, et non s’y substituer.
Le président a souligné l’importance de renforcer le renseignement criminel et de coordonner les efforts entre la police et les autres organes de sécurité pour cibler les gangs de manière efficace, ajoutant que le pays dispose d’« un mix multidisciplinaire de forces » permettant à l’armée de soutenir le travail policier.
Une crise qui s’aggrave dans les Cape Flats
Ramaphosa a indiqué que la violence des gangs constituait un grave sujet de préoccupation nationale, citant de récents incidents meurtriers dans la zone des Cape Flats, dont une fusillade de masse ayant fait 8 morts et 10 blessés. Selon des chiffres parlementaires, les Cape Flats ont enregistré entre fin décembre 2025 et mi-janvier 2026 environ 58 homicides liés aux gangs et 60 tentatives d’homicide, illustrant l’ampleur de la crise à laquelle sont confrontées les autorités.





