Africa-Press. L’armée malienne a annoncé que les forces aériennes de l’Alliance des États du Sahel ont mené, fin janvier, une série d’opérations aériennes ciblées ayant entraîné la mort de dizaines de combattants affiliés à l’organisation État islamique dans le Grand Sahara, dans plusieurs zones de la région de Ménaka, au nord-est du Mali.
Selon un communiqué de l’état-major général, une première frappe a été menée le 31 janvier dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka près de la frontière nigérienne. Elle a visé un groupe de combattants circulant à moto, faisant environ vingt morts et détruisant des véhicules utilisés pour le transport de matériel logistique. Le communiqué précise que d’autres groupes repérés dans la même zone ont également été ciblés et neutralisés, avec la destruction de leurs équipements.
Les forces aériennes de l’Alliance ont par ailleurs indiqué avoir poursuivi des combattants ayant échappé à des frappes précédentes menées par les forces armées maliennes le 29 janvier au nord de Ménaka. Ces éléments, en manque de carburant et de munitions, s’étaient regroupés dans une zone placée sous surveillance aérienne avant d’être frappés.
Mort d’un chef important
L’armée malienne a ajouté que des vérifications sur le terrain ont confirmé la mort d’un cadre influent du groupe, Abou al-Ghabbas Ichmali, recherché par les autorités, lors d’une frappe menée le 29 janvier dans la zone d’Inatabakt, au nord de Ménaka. Les autorités ont indiqué qu’Ichmali était impliqué dans de graves exactions contre des civils dans la région.
L’état-major a conclu en affirmant que les opérations de recherche et de surveillance aérienne se poursuivront dans l’ensemble des zones de l’Alliance des États du Sahel afin d’éliminer les groupes armés qui menacent la sécurité et la stabilité de la région.





