Africa-Press. Les autorités et les habitants locaux ont rapporté qu’un groupe armé de bandits dans le nord-ouest du Nigeria a enlevé des dizaines de villageois qu’ils avaient convoqués à une réunion pour discuter de négociations de paix potentielles, soulignant la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
La police a déclaré que 39 personnes avaient été enlevées dimanche alors qu’elles se dirigeaient vers une réunion dans une forêt près du village de Magamin Didi, dans la municipalité de Maradun, dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du pays. Certains habitants et responsables ont indiqué que le nombre pourrait atteindre 50 personnes.
Selon un communiqué de la direction de la police de l’État de Zamfara, les victimes se réunissaient avec des proches d’un chef de bande dans une tentative de négocier la paix et d’alléger les restrictions sur les déplacements des habitants.
L’État de Zamfara se trouve au cœur d’une crise de sécurité qui dure depuis longtemps, où des groupes armés, connus localement sous le nom de bandits, mènent des enlèvements de masse, des meurtres et pillent des villages. Cette violence a perturbé l’agriculture et déplacé des milliers de personnes. Le communiqué de la police a ajouté que les forces de sécurité avaient déployé des agents et des unités de renseignement pour localiser les victimes.
Les habitants ont rapporté que plusieurs personnes avaient été libérées pour transmettre les demandes de rançon exigées par les ravisseurs au village. Bashar Aliyu, un habitant du village de Magamin Didi, a déclaré que le groupe armé exigeait une rançon de 125 millions de nairas (91 880 dollars américains) pour la libération des otages.
Dans de nombreuses communautés, les habitants ont dû négocier directement avec les groupes armés pour accéder aux terres agricoles ou garantir la libération des otages, une pratique que les autorités ont déconseillée, mais qu’elles ont eu du mal à empêcher.





