Africa-Press. De nouveaux développements sont apparus en Côte d’Ivoire dans le sillage de l’affaire du milliardaire américain Jeffrey Epstein, après la divulgation de documents évoquant des liens ayant duré des années entre lui et Nina Keita, nièce du président ivoirien Alassane Ouattara et directrice générale adjointe de l’entreprise publique chargée de la gestion des stocks de pétrole.
Selon des documents émanant du ministère américain de la Justice, Nina Keita a été en contact pendant plusieurs années avec Epstein, condamné en 2008 dans une affaire liée au recrutement de mineures.
Les informations indiquent qu’elle aurait facilité ses visites à Abidjan et ses rencontres avec des responsables gouvernementaux en 2011 et 2012. Elles mentionnent également qu’elle aurait rencontré au moins une femme âgée de 25 ans à Paris en 2011.
Drissa Bamba, président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme, a appelé à examiner les messages échangés entre Keita et Epstein afin de déterminer la nature de leur relation, soulignant que les faits allégués nécessitent une enquête judiciaire, tout en rappelant le respect de la présomption d’innocence.
Dans le même contexte, Willy Neth, de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme, a mis en garde contre le fait de devancer la décision de justice, affirmant que les affaires à dimension internationale peuvent rapidement se transformer, via les réseaux sociaux, en condamnation anticipée, ce qui impose d’éviter le tapage médiatique susceptible d’influencer le cours de l’enquête.
Des proches de Nina Keita indiquent qu’elle préfère ne pas commenter pour l’instant ce qui circule.





