Africa-Press. Des membres du Sénat des États-Unis ont exprimé leur inquiétude face à l’occupation persistante de certaines zones de l’est de la République démocratique du Congo par le mouvement rebelle M23, lors d’une rencontre avec le président Félix Tshisekedi, selon un communiqué du Sénat.
D’après les Nations unies et plusieurs pays occidentaux, le mouvement contrôle de vastes territoires dans la région, notamment les capitales provinciales Goma et Bukavu, prises au début de l’année 2025.
Les déclarations ont été faites par les sénateurs Jim Risch et Jeanne Shaheen, président et membre de la Commission des relations étrangères du Sénat, quelques heures après que l’« Alliance du fleuve Congo » a revendiqué l’attaque de la semaine dernière contre l’aéroport international de Kisangani Bangoka, dans le nord-est du pays.
Selon le communiqué, la réunion tenue avec Tshisekedi au Capitole des États-Unis a porté sur les Accords de Washington pour la paix et la prospérité, ainsi que sur l’avenir des relations bilatérales entre les États-Unis et la République démocratique du Congo.
Le communiqué ajoute que la commission a exprimé ses « préoccupations concernant la poursuite de l’occupation de parties de l’est du Congo par le M23 soutenu par le Rwanda, ainsi que l’impérieuse nécessité d’un retrait complet des forces rwandaises de la région s’il doit y avoir une chance de paix réelle et durable ».
La commission a indiqué que Washington est « prête à être un partenaire plus solide pour la République démocratique du Congo » et qu’elle « doit également prendre des mesures contre ceux qui ont déjà violé leurs engagements afin de dissuader de nouvelles violations ».
Les sénateurs ont également fait part de leur vive inquiétude face à la crise humanitaire dans l’est de la RDC, estimant que le fait que 26 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë est « intolérable ». Ils ont souligné qu’il n’est pas acceptable de continuer à traiter les femmes, les enfants et les minorités comme des victimes collatérales.
Les discussions ont enfin porté sur l’importance du partenariat entre les deux pays dans le domaine des minerais critiques et sur la poursuite des investissements dans la relance du corridor de Lobito, afin de stimuler la croissance économique mutuelle, le commerce régional et la coopération à long terme entre les États-Unis et l’Afrique.





