Africa-Press. Un rapport d’une source locale a mis en lumière une vague de défections au sein des forces, survenue depuis le début de 2026, impliquant des commandants de terrain et des personnalités politiques qui leur sont liées. Certains des déserteurs, après avoir rejoint le camp de l’armée, ont fourni des récits sur la nature des conflits internes au sein de la force, les relations de sa direction et les mouvements de ses éléments dans la région.
La plus récente de ces défections a été celle du commandant, Moussa Ali Ahmed, connu sous le nom de Moussa Khamsin, qui a rejoint l’armée en août dernier, accompagné de plus de 315 combattants et d’environ 50 véhicules armés. Khamsin a déclaré que sa décision était le résultat de sa déception face à ce qu’il a décrit comme le projet de création d’un “nouvel État”.
Avant Khamsin, plusieurs autres commandants avaient déjà fait défection, dont Nour Ahmed Adam, connu sous le nom de Nour Al-Quba, en avril, et Ali Rizq Allah, connu sous le nom de Safna, en mai. Les défections ont également touché l’aile politique, avec la démission de Faris Nour, ancien conseiller du commandant, de son poste au sein de la force et de l’alliance de fondation.
Selon le rapport, Ali Rizq Allah a été l’un des commandants les plus récents à faire des déclarations sur la situation interne des forces. Il a affirmé que les critiques à l’égard de la direction étaient souvent suivies de mesures disciplinaires sévères, accusant des dirigeants supérieurs d’être responsables de l’élimination de personnalités au sein de la force ou de placer d’autres sous résidence surveillée.
Rizq Allah a également déclaré, lors d’interviews après sa défection, que des milliers de combattants l’avaient suivi et a fourni des récits concernant l’état de santé et militaire du commandant, Mohamed Hamdan Daglo (Hemedti), ainsi que sur le cours de la guerre.
Témoignages marquants
Parmi les témoignages notables rapportés dans le rapport, on trouve les déclarations de Dhiif Allah Adam, un ancien commandant qui a fait défection dans la région de la Blue Nile. Adam a déclaré que des combattants avaient été déplacés, en mars, de Nyala vers le Tchad par voie aérienne, puis avaient continué vers l’Éthiopie, atteignant l’aéroport d’Asosa, avant de participer à des opérations militaires en direction de Kermuk dans l’État de Blue Nile.
Il a précisé que le trajet avait inclus un passage par l’aéroport d’Am Jaras au Tchad et l’utilisation d’avions civils lors de la phase suivante.
Cette narration s’aligne partiellement avec les accusations précédemment portées par Khartoum à l’encontre de pays voisins, les accusant d’avoir permis le passage de soutien aux forces. Les allégations concernant le soutien extérieur sont restées l’un des sujets les plus controversés de la guerre soudanaise, selon le rapport d’une source locale.





