Guinée-Bissau: le Chef de L’Opposition Convoqué

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Guinée-Bissau: le Chef de L’Opposition Convoqué
Guinée-Bissau: le Chef de L’Opposition Convoqué

Africa-Press. Les autorités de Guinée-Bissau ont convoqué le chef de l’opposition, Domingos Simões Pereira, à comparaître devant un tribunal militaire le vendredi 13 février, sans fournir d’explication officielle sur les motifs de cette convocation.

Cependant, des sources militaires ont suggéré qu’elle pourrait être liée à une tentative de coup d’État présumée remontant à octobre dernier, dans un contexte politique particulièrement tendu dans le pays.

Cette évolution intervient alors que le parti de Pereira, le PAIGC, fait face à des pressions croissantes. Ses membres affirment être victimes de « campagnes d’attaques systématiques » orchestrées par l’ancien président Umaro Sissoco Embaló depuis son exil.

Le 6 février, le conseil militaire de Bissau a reçu deux proches de l’ancien président déchu afin de discuter de garanties sécuritaires pour son éventuel retour, selon des sources informées.

Au palais présidentiel, le général Horta Ntam a rencontré la délégation proche d’Embaló, tandis que le siège du parti PAIGC demeure fermé sur décision des nouvelles autorités. Celles-ci exigent le changement du drapeau du parti, conformément à un récent amendement constitutionnel interdisant l’utilisation de symboles nationaux par les partis politiques.

Domingos Simões Pereira vit dans un isolement quasi total à son domicile, où il lui est interdit de faire toute déclaration publique. Il fait face à des accusations de corruption et d’implication dans la tentative de coup d’État présumée d’octobre 2025, selon une source militaire. Un membre du PAIGC résidant à Lisbonne qualifie ces accusations de « étranges », estimant qu’elles émanent « des mêmes acteurs qui ont pris le pouvoir par un coup d’État ».

Dans ce climat troublé, les dirigeants de l’opposition expriment de vives inquiétudes quant à l’intégrité des élections prévues en décembre prochain, notamment à la lumière des récentes modifications apportées à la loi électorale et à celle régissant les partis politiques, soulevant de sérieuses interrogations sur l’avenir du processus démocratique dans le pays.

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