Africa-Press. Des dirigeants du mouvement Ennahda tunisien, dont son président et l’ancien président du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, selon une confirmation d’une source locale.
La source a indiqué que les décisions judiciaires ont été rendues dans ce qui est connu sous le nom de l’affaire “le dispositif secret du mouvement Ennahda”, par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis. Ces décisions concernent des dizaines de dirigeants sécuritaires précédents et des dirigeants du mouvement Ennahda, parmi lesquels Ghannouchi et son adjoint Ali Laarayedh (condamné à 42 ans de prison).
Le mouvement Ennahda a demandé la libération immédiate de Ghannouchi en avril dernier, après une détérioration de son état de santé, considérant qu’il est “détenu de manière arbitraire”.
Dans cette affaire à caractère “terroriste”, 35 accusés ont comparu, dont Ghannouchi et Laarayedh, ainsi qu’un certain nombre de dirigeants sécuritaires précédents, en plus de Mustafa Khadhar, accusé dans ce qui est connu sous le nom de l’affaire “la chambre noire”.
Le dossier de cette affaire a été soulevé au début de l’année 2022 suite à une plainte déposée par le parquet et l’équipe de défense des politiciens Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui ont été assassinés successivement en février et juillet 2013.
L’équipe de défense de Belaïd et Brahmi a accusé “le dispositif secret d’Ennahda” d’être impliqué dans leurs assassinats, ainsi que de “pratiquer l’espionnage et de pénétrer les institutions de l’État”. Certains dirigeants du mouvement, dont Ghannouchi, ont été accusés de diriger et de superviser ce dispositif secret, ce que le mouvement a nié, qualifiant ces accusations de “caractère politique”.





