L’Afrique du Sud Accepte L’Ambassadeur Américain Brent Bozell

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L'Afrique du Sud Accepte L'Ambassadeur Américain Brent Bozell
L'Afrique du Sud Accepte L'Ambassadeur Américain Brent Bozell

CE Qu’Il Faut Savoir

Le gouvernement sud-africain a accepté de nommer Brent Bozel, connu pour ses critiques acerbes, comme nouvel ambassadeur des États-Unis. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pretoria, exacerbées par des désaccords sur des questions internationales, notamment la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël.

Africa-Press. Le gouvernement sud-africain a annoncé qu’il acceptait l’accréditation du nouvel envoyé américain, Brent Bozel, connu pour ses critiques acerbes de ses politiques, en tant qu’ambassadeur de Washington en Afrique du Sud. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que la cérémonie d’accréditation du nouvel ambassadeur se tiendra en avril prochain, en présence du président Cyril Ramaphosa. Un responsable du département d’État américain a confirmé que Bozel “se réjouit de commencer ses fonctions et de représenter la politique de l’Amérique d’abord”.

Les relations entre Washington et Pretoria ont été marquées par des désaccords répétés sur des questions internationales et locales, notamment la plainte pour génocide que l’Afrique du Sud a déposée contre Israël devant la Cour internationale de justice. Les États-Unis avaient expulsé l’ambassadeur sud-africain de leur territoire en mars dernier, ce qui a intensifié les tensions diplomatiques.

Bozel est une figure éminente du conservatisme américain, fondateur d’un centre de recherche médiatique qui prétend lutter contre le “biais de gauche” dans les médias. Il a suscité une large controverse lors d’une audition au Sénat américain lorsqu’il a déclaré qu’il ferait pression sur Pretoria pour qu’elle mette fin à sa plainte contre Israël. Il a également critiqué les relations de l’Afrique du Sud avec la Russie, la Chine et l’Iran, avec lesquels elle a mené des exercices navals au début de l’année. Bozel a réitéré les allégations de l’administration Trump concernant la “discrimination” et le “génocide” dont serait victime la minorité blanche afrikaaner en Afrique du Sud, des allégations que le gouvernement de Pretoria a systématiquement niées.

Par le passé, la fondation de Bozel avait critiqué les médias américains en 1990 pour ne pas avoir qualifié Nelson Mandela de “terroriste” lors de sa tournée aux États-Unis après sa libération de prison. Lors de la dernière audition, Bozel a tenté de justifier sa position antérieure en faisant référence aux liens du Congrès national africain avec l’Union soviétique à l’époque, mais il a affirmé que Mandela était devenu la personne pour laquelle il avait le “plus grand respect” en Afrique du Sud.

Il convient de noter que le fils de Bozel, Leo Brent Bozel IV, faisait partie des condamnés lors de l’intrusion au Capitole américain le 6 janvier 2021, puis a obtenu un pardon présidentiel de Trump l’année dernière.

Les relations entre les États-Unis et l’Afrique du Sud ont été marquées par des tensions historiques, notamment en raison des différences sur des questions de politique étrangère. Les critiques de Bozel à l’égard de Pretoria, ainsi que les actions diplomatiques réciproques, comme l’expulsion de l’ambassadeur sud-africain par les États-Unis, illustrent ces frictions. L’Afrique du Sud a également été impliquée dans des controverses internationales, notamment en ce qui concerne ses relations avec des pays comme la Russie et la Chine.

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