Africa-Press. L’Afrique du Sud a annoncé que ses forces se retireront de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) d’ici la fin de l’année 2026, mettant ainsi fin à près de 27 ans de participation à cette opération de maintien de la paix.
Dans un communiqué, Pretoria a indiqué que le président Cyril Ramaphosa a informé le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, lors d’un entretien téléphonique, que cette décision s’inscrit dans la « nécessité de réorganiser les ressources des Forces de défense nationale » et de les orienter vers des priorités internes.
L’Afrique du Sud figure parmi les dix plus importants contributeurs à la MONUSCO, avec plus de 700 soldats déployés. Le gouvernement a précisé qu’il travaillera avec les Nations unies à l’élaboration d’un plan de retrait détaillé, incluant les calendriers et les dispositions logistiques essentielles.
Malgré ce retrait, Pretoria a réaffirmé son engagement en faveur des efforts de paix à travers la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’Union africaine et les Nations unies, tout en soulignant le maintien de relations étroites avec la République démocratique du Congo.
De son côté, la MONUSCO a exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple sud-africains pour leur engagement de longue date en faveur du maintien de la paix, saluant les sacrifices des soldats tombés en mission et réaffirmant sa volonté de poursuivre la coopération avec Pretoria, notamment en matière d’échange d’expertise et de soutien à la stabilité.
Contexte sécuritaire tendu
Cette décision intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans l’est de la RDC, où le mouvement rebelle M23 contrôle depuis 2025 de vastes zones, dont les villes de Goma et Bukavu. Le gouvernement congolais et l’ONU accusent le Rwanda de soutenir le groupe, ce que Kigali dément.
La semaine dernière, le gouvernement congolais et le M23 ont signé au Qatar un accord de surveillance du cessez-le-feu, avec le soutien des États-Unis, de l’Union africaine et de partenaires internationaux, dans le cadre d’un processus de paix facilité par Doha visant à mettre fin au conflit dans l’est du pays.





