CE Qu’Il Faut Savoir
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Ndahiro, a accusé la République démocratique du Congo de diffuser de la “propagande sans limites” après l’annonce de l’arrestation de soldats rwandais. Il a qualifié ces accusations de “farce” et a présenté des preuves pour soutenir sa position, tout en dénonçant un discours de haine contre les Tutsis.
Africa. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Ndohungiriyihe, a accusé les autorités de la République démocratique du Congo de promouvoir une “propagande sans limites”, après l’annonce par l’armée congolaise de l’arrestation de soldats rwandais lors de combats avec les rebelles du M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Dans un message publié sur la plateforme “X”, le ministre a déclaré qu'”aucun membre des Forces de défense rwandaises n’a été arrêté en RDC ou présenté aux médias”, qualifiant la situation de “farce ridicule que même ses créateurs ne peuvent croire”.
Ndohungiriyihe a présenté une photo d’un jeune homme nommé “Ndiambagi Abouba”, qui avait été présenté par le porte-parole de l’armée congolaise en février 2024 comme un soldat rwandais, mais qui est ensuite apparu dans des vêtements civils usés comme un nouveau prisonnier. Le ministre a considéré cette réapparition comme une preuve de “fabrication” des accusations.
Il a également décrit ces accusations comme une tentative des autorités congolaises de “cacher un scandale” lié aux déclarations de l’ancien porte-parole de l’armée, Sylvain Ikiringi, qui avait fait des commentaires contre les Tutsis lors d’une interview télévisée en décembre dernier, suscitant une vague de condamnation tant au niveau local qu’international.
Le ministre rwandais a accusé les autorités congolaises de “favoriser un discours de haine” contre les communautés tutsies, y compris les Banyamulenge dans le Sud-Kivu, au lieu de travailler à apaiser les tensions pendant la période des fêtes.
Les tensions entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) remontent à plusieurs décennies, exacerbées par des conflits armés et des accusations mutuelles. La région des Grands Lacs a été marquée par des luttes de pouvoir et des rivalités ethniques, notamment entre les communautés hutu et tutsi, qui ont eu des répercussions sur la stabilité régionale. Les récents affrontements impliquant le groupe rebelle M23 ont ravivé ces tensions, suscitant des préoccupations internationales quant à la sécurité et à la paix dans la région.





