Le Parlement Algérien Débat du Crime de Colonialisme Français

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Le Parlement Algérien Débat du Crime de Colonialisme Français
Le Parlement Algérien Débat du Crime de Colonialisme Français

CE Qu’Il Faut Savoir

Les deux chambres du Parlement algérien se réunissent pour discuter d’un projet de loi visant à criminaliser le colonialisme français. Les débats portent sur des questions d’excuses et de compensations, avec des consultations prévues pour parvenir à un consensus. Ce projet est perçu comme une étape cruciale pour l’Algérie.

Africa-Press. Les deux chambres du Parlement algérien ont commencé les travaux de la commission paritaire pour examiner une formule de compromis concernant environ 13 articles en désaccord dans le projet de loi “criminalisation du colonialisme français”, après des divergences sur les questions d’excuses et de compensations. Les consultations devraient se poursuivre plusieurs jours pour parvenir à un consensus reflétant l’orientation de l’État.

Les deux chambres du Parlement se composent de la chambre haute, le Conseil de la Nation (également connu sous le nom de Conseil supérieur législatif), dirigé par Azouz Nasri, et de la chambre basse, l’Assemblée populaire nationale (également connue sous le nom de Chambre des représentants), dirigée par Ibrahim Bougali.

Consolidation de l'”reconnaissance” et révision des formules d’excuses et de compensations

Le Conseil de la Nation algérien a déclaré dans un communiqué que la première réunion s’est tenue au siège du Conseil sous la supervision de Nasri, qui a précisé que la loi représente une “étape décisive” d’une portée souveraine et historique, affirmant le cadre général souhaité par l’État, en accord avec les positions du président, Abdelmadjid Tebboune, concernant les compensations.

Il a également souligné que l’Algérie “tient à la reconnaissance et refuse de troquer sa mémoire et sa souveraineté contre toute compensation matérielle”.

Le Conseil de la Nation avait réexaminé des articles relatifs aux excuses et aux compensations lors de la séance du 22 janvier, en maintenant la demande de reconnaissance, considérant que “les formules actuelles ne s’alignent pas avec l’orientation de l’État.”

L’Algérie a été colonisée par la France de 1830 à 1962, une période marquée par des luttes pour l’indépendance et des violations des droits de l’homme. La mémoire de cette époque reste vive dans la société algérienne, influençant les relations franco-algériennes contemporaines. La question de la reconnaissance des souffrances passées et des compensations est un sujet de débat constant dans le pays, reflétant les tensions historiques entre les deux nations.

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