Africa-Press. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde inquiétude face aux récents développements dans certaines parties de la région du Tigré, en Éthiopie, appelant toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.
Dans un communiqué, l’Union africaine a indiqué que le président de la Commission a réaffirmé l’importance cruciale et continue de préserver les acquis obtenus de haute lutte dans le cadre de l’Accord de cessation permanente des hostilités, signé le 2 novembre 2022 à Pretoria entre le gouvernement fédéral démocratique d’Éthiopie et le Front populaire de libération du Tigré, sous l’égide de l’Union africaine.
Le communiqué précise que « le président de la Commission appelle toutes les parties à exercer la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’éroder la confiance », les exhortant à « régler toutes les questions en suspens par un dialogue constructif, dans le plein respect des engagements et de l’esprit de l’Accord de cessation permanente des hostilités ».
L’Union africaine a réitéré son engagement indéfectible en faveur de la mise en œuvre complète et effective de l’accord, renouvelant son soutien constant aux parties tout au long du processus de paix et de réconciliation.
Elle a ajouté qu’elle demeure disposée à élargir ses efforts de facilitation du dialogue, de coopération et de renforcement de la confiance entre les parties, par l’intermédiaire de son Groupe de haut niveau sur l’Éthiopie, afin de soutenir une paix et une stabilité durables dans la région du Tigré.
La semaine dernière, des affrontements ont éclaté entre les forces fédérales éthiopiennes et des unités du Tigré, ravivant les craintes d’une reprise du conflit, qui avait coûté la vie à environ 600 000 personnes.
De son côté, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré suivre de près l’évolution de la situation au Tigré, où la résurgence des tensions et des combats signalés a contribué à détériorer la situation sécuritaire.
Dans un communiqué attribué à son porte-parole, il a exprimé sa vive inquiétude quant aux répercussions possibles sur les civils et au risque d’un retour à un conflit de plus grande ampleur « dans une région qui s’efforce encore de se reconstruire et de se relever ».
Il a appelé toutes les parties à la retenue et à régler leurs différends par le dialogue pacifique et des mesures visant à rétablir la confiance, insistant sur la mise en œuvre intégrale de l’accord de cessez-le-feu et sur la nécessité de préserver les acquis obtenus depuis 2022.
Guterres a enfin réaffirmé la disponibilité des Nations unies à travailler avec l’Union africaine et les partenaires régionaux pour contribuer à la consolidation de la paix dans la région du Tigré.





