Africa-Press. Le consul général de France à Rabat, Olivier Ramadour, a indiqué que le Maroc occupe la deuxième place mondiale en nombre de bénéficiaires de visas Schengen délivrés par la France en 2025.
Selon les données, la France a accordé plus de 300 000 visas Schengen aux ressortissants marocains en 2025, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024. Cela place le Maroc au deuxième rang derrière la Chine, devant l’Inde en volume de visas délivrés, comme l’a précisé Ramadour lors de son intervention dans l’émission « Inter Matin » sur « Chaîne Inter ».
Ramadour a souligné que ces chiffres reflètent « l’importance de la relation bilatérale avec le Maroc, ainsi que la qualité et l’intensité des liens humains entre les deux pays ». Il a ajouté que la question des visas constitue un « élément essentiel » du partenariat stratégique entre la France et le Maroc.
Il a également évoqué les efforts menés au cours des deux dernières années pour faciliter l’accès aux rendez-vous de dépôt des demandes de visa, permettant ainsi aux Marocains de se rendre en France avec moins d’obstacles. Le consul général a expliqué que les services consulaires français au Maroc, qui ont externalisé le dépôt des demandes de visa, travaillent à améliorer et accélérer les procédures ainsi que les délais de traitement des dossiers.
S’agissant des intermédiaires, Ramadour a estimé qu’ils « entravent l’égalité d’accès », ajoutant que les services consulaires recherchent des solutions pour éviter leur intervention. Il a déclaré: « Il n’y a aucun problème à ce que des intermédiaires aident à préparer les dossiers pour ceux qui manquent de temps ou ne maîtrisent pas bien le français, mais le problème apparaît lorsque ces bureaux s’emparent des rendez-vous en ligne par des moyens techniques et les revendent ensuite aux demandeurs. »
Il a affirmé que l’accès aux rendez-vous pour le dépôt des dossiers de visa est gratuit. Ramadour a précisé que les refus de visas Schengen sont toujours motivés, sur la base d’un ensemble de critères définis par les partenaires Schengen. Il a indiqué qu’il est possible de contester toute décision de refus, d’abord devant la commission de recours des visas, puis devant la juridiction administrative française.





