Africa-Press. Le commandant des forces conjointes de l’opération “Whirl Stroke” couvrant les États de Benue, Nasarawa et Taraba au Nigéria, a annoncé que les forces nigérianes ont réussi à libérer 337 personnes retenues par des groupes criminels et à récupérer 4105 têtes de bétail volées lors d’opérations de sécurité continues dans les trois États.
Lors d’un briefing tenu samedi à Makurdi dans l’État de Benue, le commandant a déclaré que ces résultats ont été obtenus grâce au soutien et à l’orientation stratégique fournis par le chef d’état-major de la défense, ainsi que par les chefs d’état-major de l’armée et de l’aviation, en plus des dirigeants des autres branches militaires.
Il a expliqué que la direction militaire supérieure a continuellement fourni les moyens de combat nécessaires aux opérations, y compris des hélicoptères, des avions de chasse et d’autres équipements militaires nécessaires à l’exécution des missions sur le terrain.
Il a ajouté que le soutien provenant du commandement de la défense et des différents états-majors a contribué à renforcer les capacités de la force à mener ses opérations, notant que l’aviation a fourni les ressources aériennes requises, tandis que la marine a apporté un soutien via des plateformes maritimes et des capacités logistiques disponibles.
Le commandant a souligné que l’opération “Whirl Stroke” a été créée comme une force d’intervention pour soutenir le système de sécurité existant dans les États touchés, et non pour le remplacer.
Il a ajouté que la force travaille en coordination avec d’autres agences de sécurité pour combler les lacunes opérationnelles et répondre aux menaces sécuritaires émergentes.
Le commandant a affirmé que l’activité criminelle est le principal moteur de l’insécurité dans la région, contrairement à la croyance populaire selon laquelle la majorité des actes de violence sont uniquement liés aux conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Il a précisé que l’expérience sur le terrain des forces indique que plus de 80 % des cas d’insécurité sont dus à des activités criminelles, soulignant que certains incidents peuvent être liés à des conflits communautaires, mais que les groupes criminels exploitent ces situations pour mener des enlèvements, des vols de bétail et d’autres activités illégales.
Le commandant militaire a insisté sur l’importance de la collecte de renseignements et de la coopération entre les populations et les agences de sécurité pour faire face aux menaces sécuritaires, expliquant que les informations fournies par les citoyens ont contribué à la libération d’otages, à la récupération d’armes et à la prévention d’attaques avant qu’elles ne se produisent.
En revanche, il a exprimé ses regrets quant à la réticence de certains habitants à fournir des informations aux agences de sécurité en raison de leurs craintes de représailles de la part des groupes criminels.





