CE Qu’Il Faut Savoir
Le Congrès américain a récemment publié un rapport sur les allégations de persécution religieuse des chrétiens au Nigeria, après plusieurs mois d’enquête. Ce rapport, rédigé par des membres du courant chrétien conservateur, accuse des groupes spécifiques de compromettre la liberté religieuse et propose des sanctions ciblées. Les législateurs affirment que les chrétiens sont les principales cibles,
Africa-Press. Le Congrès américain a publié un rapport sur les allégations de persécution des chrétiens au Nigeria, après plusieurs mois d’enquête et de consultations.
Ce rapport, rédigé par des membres du courant chrétien conservateur, présente une série d’accusations que certains observateurs jugent “sans fondement” et propose des sanctions ciblées contre des individus et des groupes soupçonnés de compromettre la liberté religieuse dans le pays.
Le rapport fait suite à une enquête de terrain menée par des membres du Congrès fin 2025, comprenant des rencontres au Nigeria et à Washington avec des responsables, des personnalités locales et des experts en violence religieuse.
Dans leurs conclusions, les législateurs affirment que les chrétiens sont les “principales victimes de la violence” au Nigeria, décrivant leur situation comme un “perpétuel” état de “persécution”.
Le député américain Riley Moore a déclaré sur la plateforme X (anciennement Twitter) que le rapport propose des “mesures concrètes” visant à “mettre fin à la persécution”, soulignant que le plan proposé inclut des recommandations de sécurité et législatives étendues.
Le rapport mentionne spécifiquement les milices fulani, les accusant d’être directement impliquées dans les attaques et les actes de violence, appelant le gouvernement nigérian à désarmer ces milices et à réhabiliter leurs membres dans le cadre de programmes financés par des fonds internationaux.
Les auteurs du rapport accusent également des entités chinoises de financer des groupes armés dans le nord-ouest du Nigeria, afin de faciliter l’exploitation illégale des ressources minérales dans ces régions.
Parallèlement, un représentant du ministère américain des Finances est actuellement au Nigeria pour discuter des questions liées à la lutte contre le financement du terrorisme et des groupes armés, dans le cadre d’une pression américaine croissante sur Abuja pour coopérer sur ce dossier.
Le rapport appelle également à l’abolition de la charia appliquée dans plusieurs États à majorité musulmane dans le nord du Nigeria. Les législateurs américains estiment que ces lois sont utilisées pour “faire taire les minorités chrétiennes” dans ces États, affirmant que ces lois représentent un obstacle à la promotion des libertés religieuses.
Enfin, le rapport appelle à renforcer la coopération du Nigeria avec ses partenaires internationaux, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les attaques menées par des groupes armés dans le nord et l’ouest du pays.
Dans ce contexte, Washington a réinscrit Abuja depuis octobre 2025 sur la liste des pays “particulièrement préoccupants” en matière de liberté religieuse.
Le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies a déclaré que jusqu’à 80 % de la violence dirigée contre les chrétiens dans le monde se concentre au Nigeria, justifiant ainsi, selon Washington, la nécessité d’une intervention internationale.
Les tensions religieuses au Nigeria sont marquées par des conflits entre communautés chrétiennes et musulmanes, exacerbés par des groupes armés comme les milices fulani. Depuis plusieurs années, des rapports d’attaques contre des chrétiens ont suscité des préoccupations internationales, incitant des pays comme les États-Unis à intervenir. En octobre 2025, le Nigeria a été réinscrit sur la liste des pays préoccupants en matière de liberté religieuse, soulignant l’importance de la situation.
Les accusations de persécution religieuse au Nigeria ne sont pas nouvelles. Les groupes chrétiens affirment subir des violences systématiques, tandis que les autorités nigérianes sont souvent critiquées.





