Africa-Press. Le gouvernement somalien a annoncé qu’il avait rétabli l’ordre dans la capitale Mogadiscio après les affrontements armés qui ont éclaté ces derniers jours entre les forces gouvernementales et des combattants liés à l’opposition, affirmant que la situation sécuritaire était sous contrôle.
Le ministre de la Sécurité somalien, Abdallah Cheikh Ismaïl, a déclaré que les forces de sécurité avaient réussi à contenir les affrontements, à rouvrir les routes principales et à lever les barrages érigés par des groupes armés dans certains quartiers de la capitale, soulignant que les institutions de l’État poursuivaient leurs missions normalement.
Le gouvernement a accusé certains dirigeants de l’opposition de tenter d’exploiter les différends politiques pour provoquer des troubles sécuritaires, réaffirmant son engagement au dialogue pour traiter les questions politiques dans les cadres constitutionnels et légaux.
Les affrontements sont survenus sur fond de tensions croissantes entre le gouvernement et des factions d’opposition qui rejettent les modifications constitutionnelles et les réformes électorales proposées par l’administration du président Hassan Cheikh Mohamoud. Les confrontations ont entraîné des morts, des blessés et le déplacement de plusieurs habitants des zones touchées.
Auparavant, les Nations Unies avaient exprimé leur préoccupation face à la violence, appelant toutes les parties à faire preuve de retenue et à revenir au dialogue pour éviter de compromettre les gains sécuritaires et politiques réalisés par la Somalie au cours des dernières années.
Ces développements interviennent alors que la Somalie poursuit ses opérations militaires contre le groupe “Al-Shabaab”, ce qui accroît les craintes que les différends politiques internes n’affectent les efforts de lutte contre les groupes armés et de renforcement de la stabilité dans le pays.





