Africa-Press. À l’issue de ses travaux à Addis-Abeba, dimanche, le sommet africain a appelé à accorder à l’État de Palestine une adhésion pleine et entière à l’ONU, conformément à la volonté de la majorité de la communauté internationale. Il a également annoncé son rejet de toute tentative de déplacer de force le peuple palestinien vers l’Égypte ou la Jordanie.
Le 39e sommet de l’Union africaine, réuni pendant deux jours à Addis-Abeba, a examiné des questions sécuritaires et climatiques, ainsi que les efforts visant à mettre fin aux conflits internes dans plusieurs pays du continent.
L’ordre du jour a été dominé par les dossiers de la sécurité hydrique, de la Zone de libre-échange continentale africaine et du fardeau de la dette qui pèse sur le continent, en plus des troubles sécuritaires dans les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique. Le dossier de la guerre au Soudan a également occupé une place importante.
Dans sa déclaration finale, le sommet africain a fermement condamné les ingérences étrangères au Soudan et a appelé à une trêve humanitaire susceptible de mener à un cessez-le-feu total et à l’ouverture d’un dialogue soudanais inclusif.
Le texte a aussi mis en garde contre la détérioration de la situation humanitaire à Gaza en raison du blocus et de l’entrave à l’entrée des aides. Il a affirmé la solidarité totale avec le peuple palestinien, son droit à l’autodétermination et la fin de l’occupation.
De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné dans son discours d’ouverture que l’Afrique fait face au réchauffement climatique plus que jamais et qu’elle a besoin d’un soutien accru pour y faire face.
Dans son intervention, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a déclaré que les défis auxquels le continent est confronté sont majeurs, notamment à cause des guerres qui y font rage.
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a pour sa part insisté sur l’importance cruciale de la question de l’eau, la considérant comme un pilier essentiel du développement.
Jeudi, l’Union africaine — dans un communiqué de son Conseil de paix et de sécurité — a appelé ses États membres à ne pas traiter avec les Forces de soutien rapide, à rejeter toute mise en place d’entités parallèles au Soudan, et à accélérer la réponse aux besoins humanitaires des Soudanais.
Depuis avril 2023, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide sont en guerre sur fond de désaccord concernant l’intégration de ces dernières dans l’institution militaire. Selon des rapports de l’ONU, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et environ 13 millions de déplacés et de réfugiés, provoquant l’une des pires crises humanitaires et famines au monde.





