CE Qu’Il Faut Savoir
Le président algérien Abdelmadjid Taboun a nié toute ingérence de l’Algérie dans les affaires internes de la Tunisie, mettant en garde contre les tentatives de créer des tensions entre les deux pays. Ses déclarations font suite à des accusations d’opposition tunisienne concernant un accord militaire entre les deux nations.
Africa. Le président algérien Abdelmadjid Taboun a nié toute ingérence de l’Algérie dans les affaires internes de la Tunisie, mettant en garde contre ce qu’il a qualifié de “tentatives de créer des tensions politiques” entre les deux pays, suite à une campagne médiatique et politique d’opposants tunisiens contre l’accord militaire signé entre les deux nations.
Dans un discours prononcé devant le parlement, le président Taboun a déclaré: “Il y a des tentatives de semer la discorde et la division entre l’Algérie et la Tunisie, et de nuire aux relations entre nos deux pays.” Il a souligné que l’Algérie “n’est jamais intervenue dans les affaires internes de la Tunisie, et que le respect mutuel régit notre relation”. Ces déclarations font écho à des accusations formulées par des opposants tunisiens et à des rapports médiatiques évoquant un rôle algérien dans les affaires internes tunisiennes, prétendant que l’Algérie soutenait le régime du président Kais Saïed.
Le président Taboun a également insisté sur le lien sécuritaire étroit entre les deux pays, affirmant que “la sécurité de l’Algérie est l’extension de la sécurité de la Tunisie, et vice versa”. Il a ajouté: “Quiconque envisagerait de nuire à la Tunisie doit comprendre clairement que ce qui touche la Tunisie touche l’Algérie”, soulignant ainsi l’interconnexion des enjeux sécuritaires entre les deux pays, en raison de leur frontière terrestre commune et des menaces sécuritaires régionales qui les affectent directement.
Taboun faisait allusion à une campagne ciblée menée par des blocs d’opposition tunisienne opposés aux politiques du président Kais Saïed, ainsi qu’à des acteurs régionaux, contre l’accord militaire signé entre l’Algérie et la Tunisie le 7 octobre dernier. Cette campagne a suivi la fuite d’un document falsifié concernant l’accord, qui contenait des allégations, notamment celle accordant à l’armée algérienne le droit d’entrer jusqu’à 50 kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien, ainsi que la possibilité de recourir aux forces algériennes en cas de troubles en Tunisie, des allégations qui n’ont été confirmées par aucune autorité officielle dans les deux pays.
Les relations entre l’Algérie et la Tunisie ont toujours été marquées par une proximité historique et culturelle. Cependant, des tensions peuvent surgir en raison de divergences politiques internes, notamment avec l’émergence de mouvements d’opposition. L’accord militaire signé récemment vise à renforcer la coopération sécuritaire face aux menaces régionales, mais il suscite des inquiétudes parmi certains acteurs politiques en Tunisie.





