Un Accord Imminent entre Washington et le Mali sur le Renseignement

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Un Accord Imminent entre Washington et le Mali sur le Renseignement
Un Accord Imminent entre Washington et le Mali sur le Renseignement

Africa-Press. Les États-Unis se rapprochent d’un accord avec le gouvernement malien qui permettrait à leurs drones et avions de combat de reprendre leurs vols au-dessus du pays afin de collecter des renseignements sur les groupes armés liés à Al-Qaïda, selon des sources américaines citées par l’agence Reuters.

Cette démarche intervient après que Washington a levé, le mois dernier, des sanctions visant le ministre malien de la Défense et plusieurs hauts responsables, accusés auparavant de coopérer avec des mercenaires russes — une exigence majeure de Bamako. Le gouvernement malien a salué cette décision comme « une étape vers l’amélioration des relations entre les deux pays tout en respectant la souveraineté nationale ».

Les États-Unis cherchent à renforcer leurs capacités de renseignement dans la région du Sahel, où l’influence du groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ne cesse de croître. Une partie de l’initiative américaine est également liée aux efforts visant à retrouver un pilote américain enlevé au Niger l’an dernier et qui serait détenu au Mali par ce même groupe.

Des relations fluctuantes

Les relations entre le Mali et les États-Unis se sont tendues ces dernières années, notamment après les coups d’État militaires dans les pays du Sahel et leur rapprochement avec la Russie pour obtenir un soutien sécuritaire. En décembre dernier, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont imposé des restrictions de voyage aux citoyens américains en réponse à leur inscription sur la liste américaine de restrictions de voyage.

Par ailleurs, le Mali fait face à des pressions croissantes avec l’expansion de l’influence des groupes armés malgré une décennie d’intervention française et occidentale, suivie de l’entrée de mercenaires russes dans le conflit. Les attaques récentes ont ciblé des routes principales et des sites d’extraction d’or, provoquant une crise de carburant dans la capitale Bamako.

Selon Reuters, d’anciens responsables américains estiment que la reprise des vols de surveillance servirait également les intérêts du Mali, en lui fournissant des capacités de renseignement qu’il ne possède pas. Les États-Unis avaient déjà partagé des informations ayant permis de cibler des dirigeants du groupe l’année dernière. Il reste toutefois incertain où les avions américains seraient basés si Bamako donnait son autorisation, bien que des pays comme la Côte d’Ivoire et le Ghana aient été évoqués comme options possibles.

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