Le Ghana Proteste Contre le Refus de Visa à Partey

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Le Ghana Proteste Contre le Refus de Visa à Partey
Le Ghana Proteste Contre le Refus de Visa à Partey

Africa-Press. Le gouvernement du Ghana a déposé une protestation officielle auprès du Canada suite au refus de délivrer un visa à Thomas Partey, joueur de l’équipe nationale ghanéenne, pour participer à la Coupe du Monde 2026. Ce refus intervient alors que le joueur fait face à un procès au Royaume-Uni pour des accusations d'”agression sexuelle”, tout en affirmant son innocence.

Le ministre des Affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, a déclaré que son pays s’oppose à “la décision arbitraire et extrêmement injuste” concernant le refus de la demande de visa de Thomas Partey, soulignant que le joueur est l’un des éléments clés de l’équipe nationale ghanéenne.

Le ministre a précisé que le gouvernement ghanéen a adressé une note de protestation officielle aux autorités canadiennes, demandant à Ottawa de reconsidérer sa décision.

Il a ajouté que le Ghana respecte le droit souverain du Canada d’appliquer ses lois sur l’immigration, mais que se baser sur des accusations qui n’ont pas encore été jugées soulève des questions concernant les principes de justice et de proportionnalité.

Thomas Partey, âgé de 33 ans, joue actuellement pour Villarreal en Espagne, après avoir précédemment défendu les couleurs d’Arsenal en Angleterre.

Sa participation au match d’ouverture du Ghana contre le Panama, prévu le 17 de ce mois à Toronto, sera compromise en raison de son incapacité à obtenir un visa d’entrée.

L’équipe ghanéenne a établi son camp d’entraînement et son lieu de résidence aux États-Unis, plus précisément à l’Université Bryant à Boston, en préparation pour la Coupe du Monde.

Bien qu’il soit prévu qu’il manque le match contre le Panama, Partey sera éligible pour participer aux deux prochains matchs du Ghana dans le groupe 12, contre l’Angleterre et la Croatie, qui se dérouleront sur le sol américain.

Le joueur ghanéen fait face à sept accusations d'”agression sexuelle”, suite à des allégations portées par quatre femmes concernant des incidents présumés survenus entre 2020 et 2022. Partey a plaidé non coupable à toutes les accusations et doit comparaître devant le tribunal britannique l’année prochaine.

Dans ce contexte, la FIFA a confirmé que le joueur ne pourra pas voyager de son camp d’entraînement à Boston vers le Canada pour le match contre le Panama, précisant que l’organisation ne s’implique pas dans les procédures liées aux politiques d’immigration ou aux décisions de délivrance de visas des pays hôtes.

La FIFA a également affirmé que ses prérogatives ne comprennent pas l’intervention dans les décisions des gouvernements concernant l’entrée sur leur territoire ou la délivrance de visas aux participants de la compétition.

De son côté, le gouvernement ghanéen s’est engagé à explorer toutes les voies diplomatiques et juridiques disponibles en vertu des lois canadiennes et internationales, afin de garantir un examen juste et complet de l’affaire.

Il a également appelé les autorités canadiennes à revenir sur leur décision conformément aux principes de justice et de souveraineté de la loi.

En revanche, le ministère de l’Immigration canadien a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter des cas individuels, tout en affirmant que la protection des citoyens et de leur sécurité est une priorité absolue.

Le ministère a également indiqué que ses responsables appliquent les règles d’immigration de manière cohérente et sans exceptions, indépendamment de la nationalité ou du statut de la personne ou de son rôle dans la compétition.

Aux États-Unis, les autorités ont confirmé qu’elles étaient au courant de l’affaire en cours devant la justice britannique, mais ont souligné que Partey n’avait pas été reconnu coupable d’un crime et qu’il avait obtenu un visa d’entrée lui permettant d’accéder au territoire américain et de participer au camp de l’équipe ghanéenne.

L’affaire de Partey est le dernier épisode d’une controverse liée aux politiques d’immigration durant la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Auparavant, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, l’un des près de cinquante arbitres choisis par la FIFA pour diriger les matchs de la Coupe du Monde, avait rencontré des problèmes liés aux procédures d’immigration américaines, soulevant des questions sur l’impact de ces politiques sur le plus grand événement sportif mondial.

De plus, l’Association internationale de la presse sportive a signalé que plusieurs journalistes africains et iraniens n’avaient pas pu obtenir les visas nécessaires pour couvrir la Coupe du Monde aux États-Unis.

Les répercussions des restrictions de voyage ont également touché certains supporters africains, un groupe de détenteurs de billets de la République démocratique du Congo ayant été empêché de voyager aux États-Unis en raison d’une épidémie d’Ebola dans leur pays, alors qu’il a été rapporté qu’ils ne pouvaient pas récupérer le montant de leurs billets de la Coupe du Monde achetés.

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