Africa-Press – Gabon. Alors que la reprise des cours a officiellement été annoncée par les pouvoirs publics dans plusieurs établissements scolaires de Libreville, la réalité sur le terrain reste contrastée. Dans plusieurs lycées, le fonctionnement pédagogique est loin d’être optimal. Lycées Ba Oumar, Jean-Hilaire Aubame Eyéghé, Raymond Bouckat, et Technique Omar Bongo (Capo), etc., cette rentrée scolaire s’opère difficilement. Les salles de classe et les cours des écoles sont vides, à défaut pur certaines de contenir quelques pelées et tondues, avec des enseignants qui n’ont pas trop l’air d’y croire. Le malaise est perceptible.
Face à cette situation, certains élèves tentent de s’adapter tant bien que mal. Daniel, élève en classe de 4e, témoigne , « Ce sont des surveillants venus d’autres établissements qui nous ont fait cours. Nous avons eu un cours de mathématiques », a t’il expliqué.
Un témoignage, comme beaucoup d’autres recueillis dans différentes écoles de Libreville, qui illustrent le déploiement de solutions palliatives, improvisées, imaginées par certains chefs d’établissements pour pallier l’absence prolongée de plusieurs enseignants.
au Lycée Technique National Omar Bongo, plus connu sous le nom de Capo, la situation observée depuis de longues semaines demeure inchangée. Dans certaines salles de classe, les enseignants assurent effectivement les cours, tandis que dans d’autres salles, seuls les élèves sont présents, livrés à eux-mêmes. Ces dysfonctionnements biaisent gravement le respect des programmes des activités pédagogiques.
A l’issue des assemblées générales tenues simultanément dans le neuf capitales provincial du pays les enseignants regroupés au sein du Collectif SOS Éducation »La base », la plate forme a l’origine de la grève, ont appelé à la poursuite de la grève.
Il estiment dérisoires et très largement insuffisantes, les réponses données par le gouvernement à leurs revendications, unanimement reconnues comme légitimes, rejetant l’appel à le reprise des enseignements lancé par la tutelle qui a instruit l’inspection générale sous tutelle de procéder à des contrôles de présence aux postes.
Les enseignants émettent de sérieux doutes sur la parole publique qui, selon eux, « ne se traduit jamais par des actes financiers concrets ». Aussi dénoncent-ils ce qui est présenté par le gouvernement comme »avancées majeures » par les pouvoirs publics, alors que les solutions préconisées ne couvriraient à peine que 20% des attentes des grévistes, éludant les préoccupations majeures, appred-on.
« Ce que nous exigeons, c’est un chronogramme clair, précis et public, indiquant comment et dans quel délais l’Etat compte répondre, à court, moyen et long terme, aux exigences légitimes du secteur éducatif », a martelé un enseignant gréviste ayant requis l’anonymat.
La Rédaction





