Grève Des Enseignants À Port-Gentil Aucun Établissement Ouvert

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Grève Des Enseignants À Port-Gentil Aucun Établissement Ouvert
Grève Des Enseignants À Port-Gentil Aucun Établissement Ouvert

Africa-Press – Gabon. La grève des enseignants du secteur public, déclenchée pour revendiquer de meilleures conditions de de vie et de travail et le respect des engagements de l’État, continue de lourdement perturber le fonctionnement normal du système éducatif national, notamment à Port-Gentil, la capitale économique gabonaise (littoral sud), où pas un seul établissement n’a rouvert ses portes ce mardi, selon le constat établi sur place.

Du Lycée technique Jean Fidèle Otandault, au Lycée d’Etat Joseph Ambouroue Avaro (LJAA), en passant par le CES du Parc et son annexe ou même dans les écoles publiques urbaines 1 et 2, le silence est saisissant en ces lieux qui grouillent de monde et de vacarme d’ordinaire.

Paysage de néant, exceptés quelques membres de l’administration. Pas un seul élève ne traîne à la cour de l’école. Absolument pas d’élèves ni d’enseignants dans les salles de classe, pas même aux abords des écoles.

« Mon fils est assis à la maison face à la détermination de la ministre de tutelle de ne pas écouter les revendications des enseignants. Dans quelques jours il aura un prof de soutien pour l’accompagne jusqu’au baccalauréat. C’est terrible notre pays et ce chaque année », déplore Hélène B., un parent d’élève rencontré devant le portail du LJAA, disant juste venu faire le ‘’Saint Thomas’’.

C’est ainsi depuis plusieurs semaines à Port-Gentil, où de nombreux établissements restent partiellement ou totalement paralysés, privant des milliers d’élèves de cours réguliers. Cette situation crée un climat d’incertitude et d’inquiétude au sein des familles, éprouvées par les conséquences sociales et économiques de l’arrêt prolongé des activités pédagogiques.

Les apprenants constituent aujourd’hui les principales victimes de ce bras de fer entre les syndicats et les autorités compétentes. Plus alarmante encore est la situation des candidats aux examens de fin d’année inscrits au BEPC, Baccalauréat et autres examens de fin d’année qui voient leurs chances de réussite sérieusement compromises.

L’absence de cours, de révisions encadrées et d’évaluations continues biaise leur préparation académique et accentue les inégalités entre les élèves du public et ceux inscrits dans les différentes écoles conventionnées, islamiques et du secteur privé, où la continuité des enseignements et activités pédagogiques est globalement bien assurée.

Face à cette crise aux répercussions socio-éducatives incalculables, de nombreuses voix appellent à un dialogue responsable et urgent entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Si les revendications des enseignants demeurent légitimes, la sauvegarde de l’avenir scolaire de toute une génération s’impose comme une priorité nationale.

Une issue concertée, rapide et équitable apparaît désormais indispensable pour sauver l’année scolaire et redonner espoir aux apprenants du système public.

M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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