FêTes de Fin D’Année 2025: Célébrer en Sécurité

FêTes de Fin D'Année 2025: Célébrer en Sécurité
FêTes de Fin D'Année 2025: Célébrer en Sécurité

Africa-Press – Burkina Faso. On ne cessera jamais de le dire. La route ne tue pas, mais l’imprudence si. 2025 va tirer sa révérence dans moins de 12h. Alors que les rues des villes sont en effervescence, n’oubliez pas qu’il y a une vie après le 31 décembre. Entre préparatifs des fêtes, sorties entre amis et activités commerciales, notre imprudence ou manque de tolérance est source d’accidents de la route. En cette période charnière, le maître mot doit être « prudence ».

La fin d’année est malheureusement synonyme d’excès. Excès de vitesse, excès de confiance, excès d’alcool. L’une des principales causes d’accidents reste l’excès de vitesse. Beaucoup d’usagers, pressés d’arriver à destination ou emportés par l’euphorie des fêtes, oublient que la route n’est pas un circuit. Sur une chaussée étroite, un simple dépassement mal fait peut être fatal.

Même si la police municipale et la Brigade Labaal ont fourni des efforts remarquables ces dernières années pour libérer l’emprise de la chaussée et lutter contre l’occupation anarchique des voies, les risques d’accident demeurent élevés dans certains quartiers où la chaussée est rétrécie.

Le non-respect des feux tricolores et des priorités est une autre infraction courante. Griller un feu rouge ou forcer le passage peut faire gagner quelques secondes, mais cela peut aussi faire perdre une vie. À cela s’ajoute l’usage du téléphone au guidon ou au volant, une pratique de plus en plus répandue. Un regard détourné, une seconde d’inattention, et le drame peut survenir. L’on se souvient de ce panneau d’affichage sur lequel il était marqué « On peut faire des choses incroyables avec le portable par exemple le ranger et se concentrer sur la route », ou encore cette pub de sécurité routière française qui répétait: « Quand vous regardez votre téléphone, qui regarde la route? »

Revenons au Burkina. Le port du casque reste un combat permanent. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles, de nombreux motocyclistes circulent encore sans casque ou avec un casque mal attaché. Pourtant, le casque est une assurance-vie. De même, le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules est trop souvent négligé, surtout sur de courtes distances, alors que la majorité des accidents surviennent à proximité du domicile.

La tolérance et le civisme sont également des valeurs essentielles à promouvoir. La route est un espace partagé. Motocyclistes, automobilistes, cyclistes et piétons doivent apprendre à cohabiter dans le respect mutuel. Insulter, klaxonner excessivement, chercher à « se faire justice » ne fait qu’aggraver les tensions et accroître les risques d’accident. En cette fin d’année, céder le passage, ralentir pour un piéton ou patienter quelques instants de plus est un acte de responsabilité.

Les forces de sécurité, présentes sur le terrain à travers des contrôles renforcés, ne sont pas là pour gâcher la fête, mais pour protéger nos vies. Les sanctions liées aux infractions doivent être perçues non comme une répression aveugle, mais comme un moyen de dissuasion pour préserver l’essentiel, la vie humaine.

Au-delà des règles, c’est une question de conscience individuelle. Chaque usager doit se rappeler qu’il n’est pas seul sur la route. Derrière chaque guidon, chaque volant, il y a une famille, des voisins qui attendent le retour sain et sauf d’un proche à la maison.

En ce dernier jour de l’année, rentrer vivant vaut plus que toutes les célébrations. Faisons le choix de la prudence, de la tolérance et du respect du code de la route. Car au bout du chemin, il n’y a qu’une seule chose qui compte vraiment, être en vie pour célébrer demain. Après tout, on peut toujours rattraper un retard, mais jamais une vie perdue.

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