Africa-Press – Burkina Faso. L’État burkinabè a franchi une étape décisive dans l’opérationnalisation de la société Faso Yaar, à travers la signature de conventions de partenariat avec la Société sucrière de la Comoé (SOSUCO) et la Société nouvelle des huileries et savonneries de la CITEC (SN-CITEC). Le Gouvernement renforce ainsi son dispositif de mise à disposition des produits de grande consommation à des prix justes. Ces conventions au bénéfice des populations signées le jeudi 5 février 2026, à Ouagadougou, interviennent à l’approche du mois de jeûne musulman et du carême chrétien.
Les présentes conventions ont pour objectif principal de garantir l’accessibilité des produits de grande consommation à des prix régulés sur l’ensemble du territoire national. À cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, Alassane Ouédraogo, a annoncé que les premières boutiques témoins de Faso Yaar seront opérationnelles avant le début du mois de Ramadan et du carême chrétien. À ce jour, une trentaine de localités ont été identifiées, avec environ 57 points de distribution prévus.
Selon les responsables, ces partenariats viennent consolider la collaboration entre Faso Yaar et les sociétés nationales productrices et distributrices, en définissant clairement les conditions d’approvisionnement et de distribution des produits concernés. Le directeur général de Faso Yaar, le commandant Moussa Bako, a insisté sur le respect strict des engagements contractuels, soulignant que les produits devront être livrés dans les délais requis et vendus à des prix normaux, sans exagération. Il a rappelé que Faso Yaar n’a pas vocation à concurrencer les commerçants, mais à réguler le marché pour protéger le pouvoir d’achat des populations.
Vers une production d’environ 8 millions de litres d’huile
Dans le cadre de la convention avec la SN-CITEC, les produits concernés sont l’huile alimentaire à base de coton et de soja, ainsi que le savon. Le directeur général de la SN-CITEC, Nomandé Prosper Kola, a indiqué que son entreprise bénéficie d’un appui institutionnel de l’État pour la mobilisation d’au moins 50 000 tonnes de graines de coton, permettant la production d’environ 8 millions de litres d’huile, une quantité suffisante pour couvrir les besoins de Faso Yaar. Il a précisé que les prix appliqués seront ceux de sortie d’usine, identiques à ceux accordés aux commerçants.
De son côté, le directeur général de la SOSUCO, Djakaridja Hema Ouattara, a affirmé que la convention vise à garantir la disponibilité permanente du sucre sur toute l’étendue du territoire national. Il a appelé les grossistes à éviter toute pratique de stockage abusif, afin de prévenir les pénuries artificielles et les tensions sur le marché.
Pour rappel, créée par l’État, la société Faso Yaar a pour mission d’assurer la distribution nationale des produits de grande consommation et de contribuer activement à la régulation des prix. La signature de ces conventions marque ainsi une avancée concrète vers la mise en œuvre de cette ambition, au service du bien-être des populations.
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