Relance économique de Bobo-Dioulasso : Piqûre de rappel au gouvernement

Relance économique de Bobo-Dioulasso : Piqûre de rappel au gouvernement
Relance économique de Bobo-Dioulasso : Piqûre de rappel au gouvernement

Africa-Press – Burkina Faso. Où en est-on avec les projets et programmes de relance du développement socio-économique du grand Ouest ? Cette piqûre de rappel vient du député Lassina Ouattara au gouvernement. Le ministre de l’économie et des finances, représentant le premier ministre, était face aux élus nationaux pour faire le point de la situation le 7 décembre 2021.

En 2018, un certain nombre de projets et programmes de construction et de réhabilitation des infrastructures phares ont été annoncés pour la relance socio-économique de Bobo-Dioulasso et partant du grand Ouest. Trois ans après, l’honorable Lassina Ouattara a souhaité que le gouvernement se prononce sur la question.

Le ministre de l’économie et des finances était face aux députés pour répondre aux questions, ce mardi 7 décembre 2021. «C’est une piqûre de rappel pour que le gouvernement se réengage devant les populations », dira l’auteur de la question.

Les projets annoncés se poursuivent, rassure le ministre de l’économie, Lassané Kaboré. Il fait le point de la situation aux représentants du peuple. Si certains connaissent un début de démarrage, d’autres sont en cours d’études ou de recherches de financement. Des mesures ont été prises pour la résolution de crises dans certaines sociétés et éviter leur fermeture, telles que la crise à SN SOSUCO, à Sap Olympic, Faso Fani.

Cependant, le bilan présenté ne satisfait pas totalement. « C’est bien mais ce n’est pas arrivé », a laissé entendre le député Yahaya Zoungrana. Pour lui, des projets ne sont qu’au stade d’idées, parce que dit-il, « j’ai entendu une litanie de projets et je dirais même des idées de projets. Ce qui n’a pas encore été réalisé, il n’y a pas de calendrier précis, parce que ce qui n’a pas été réalisé n’a aucune échéance, les études ne sont pas finalisées, n’en parlons pas de bouclage de financement ». Edouard Sanou d’ajouter que l’ensemble des réalisations en trois ans est insuffisant pour donner aux populations des raisons d’espérer.

«

Sur le terrain, les populations ont le sentiment d’avoir été oublié. Il y a une certaine forme d’injustice dans le développement du pays. Faisons attention ! », interpelle le député. Il n’est pas interdit de penser que ce qui nous arrive en matière de terrorisme, le fait que certains fils du pays prennent les armes contre la nation soit étranger à ce sentiment d’injustice dans le développement du pays », ajoute-il.

Le représentant du gouvernement s’en défend toujours. Des efforts sont faits malgré les impondérables notamment le covid-19, la situation sécuritaire.

« C’est vrai que lorsqu’on regarde, en ne situant pas dans le contexte, on croit que rien n’est fait, parce qu’on ne fait pas attention sur la création des entreprises, sur les efforts que le gouvernement fait pour maintenir en fonction de l’ensemble des mesures qui sont prises dans la zone. Mais également dans le domaine des infrastructures que ce soit routières ou les autres domaines, il y a des efforts qui sont faits pour maintenir les constructions des routes, d’entretien et d’amélioration des conditions de vie. Lorsqu’on regarde cela par rapport au contexte sécuritaire, on doit reconnaître que quelque chose est fait

».

D’ailleurs, martèle-t-il, « le but du gouvernement, n’est pas de créer des sociétés d’Etat mais de créer les conditions pour accompagner les privés ». C’est pourquoi le contexte sécuritaire doit être intégré qui ne favorise pas les investissements nationaux et internationaux sur le territoire national.

L’auteur de la question s’est finalement dit satisfait des éléments de réponses du ministre, mais avant de justifier son interpellation du gouvernement en ces termes : « Ne voyez pas en cette question, une question régionaliste, c’est une question préoccupante. Bobo est la capitale économique, la deuxième ville du pays, si nous relançons l’économie de Bobo, ça va relancer l’ensemble de l’économie du pays et sur la question de l’emploi ».

Les députés recommandent au gouvernement d’un plan d’actions et un calendrier clair de tout ce qui est promis dans cette région et surtout de mettre en place une coordination ou un secrétariat pour le suivi.

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