Visite Terrain Des Infrastructures Électriques Au Burkina Faso

Visite Terrain Des Infrastructures Électriques Au Burkina Faso
Visite Terrain Des Infrastructures Électriques Au Burkina Faso

Africa-Press – Burkina Faso. Dans le cadre du projet d’extension et de renforcement des réseaux électriques du Burkina Faso, les équipes dédiées au projet et celles de la Société Nationale Burkinabè d’Électricité (SONABEL) ont effectué, ce jeudi 31 juillet 2025, une visite terrain afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.

L’objectif global de ce projet est de soutenir et d’accroître l’accès à l’électricité au Burkina Faso. Plus spécifiquement, il vise à augmenter le taux d’accès à l’électricité dans les zones périurbaines de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, par le raccordement de 35 000 ménages. Il entend également renforcer le transit d’énergie dans les régions de l’Oubritenga et du Sahel.

La visite du jour a porté sur la ligne Kossodo-Ziniaré, dont les travaux sont en phase de finition. Selon Georges Poda, coordonnateur du projet, le taux d’exécution physique des travaux de cette ligne est estimé à 97 %.

Cette nouvelle ligne est appelée à consolider l’approvisionnement en électricité dans les zones de Ziniaré, Ziga et Kaya. «L’objectif dans un second temps de cette ligne c’est de pouvoir aussi permet l’évaluation de l’énergie des centrales solaires de Nagreongo vers Ouaga et également il y’a une autre centrale en cours construction à Kaya permettre donc d’évacuer la puissance de ces centrales vers Ouagadougou afin de pouvoir amoindrir les délestages sur Ouaga », a-t-il signalé.

Il a souligné que le projet se divise en deux composantes principales: La ligne de transport de câbles entre Kossodo et Ziniaré, et les points d’aboutissement de ces lignes, à savoir les postes de Kossodo et de Ziniaré.

« La partie ligne, nous sommes à un taux d’exécution de 97% et nous avons eu beaucoup de difficultés sur cette ligne, à Kossodo, nous avons du passé les câbles par terre en créant une galerie, c’est la première fois que nous réalisons cet ouvrage au Burkina Faso, cette galerie va permettre à d’autres projets de passer et de pouvoir rentrer dans le poste de Kossodo », a-t-il détaillé.

Quant aux travaux relatifs au poste, le taux de réalisation atteint 99 %. Cependant, une difficulté majeure demeure, un particulier a catégoriquement refusé l’installation d’un pylône sur sa propriété. Le coordonnateur du projet lance un appel aux plus hautes autorités afin d’obtenir leur implication pour permettre l’achèvement de ces travaux essentiels et d’une portée nationale.

À l’issue de cette visite, le président du comité de pilotage, Dr Alidou Koutou, a expliqué qu’après avoir analysé les indicateurs présentés dans le rapport du projet, il était impératif pour lui et son équipe de se rendre sur le terrain afin de confronter la théorie à la pratique. Après cette inspection, il s’est dit satisfait de l’avancement des travaux.

« Et à l’issue de la visite, on a pu se rendre compte que, tout ce qui a été mentionné en termes de réalisation sur les documents a été dicté sur le terrain et nous sommes très satisfaisants », a-t-il salué.

Il a par ailleurs encouragé les différents acteurs du projet à maintenir la même dynamique afin de relever les défis restants. « Ce projet a été élaboré dans un contexte de besoin de renforcement de dispositifs énergétiques, à savoir les lignes de transports, les lignes de distribution et également les postes de distributions », a-t-il ajouté.

Dr Koutou a réitéré que l’objectif principal de ce projet était d’établir une liaison entre Kossodo et Ziniaré, et de permettre le raccordement de la ligne de Kaya au poste de Ziniaré.

Après cette sortie sur le terrain, les différents acteurs se sont réunis pour la clôture de la première session ordinaire de l’année du comité de pilotage des projets et programmes du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières.

« Une analyse des performances enregistrées révèle clairement des avancées notables. Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt: des efforts restent à fournir pour surmonter certains défis. J’invite donc les coordonnateurs et les chefs de projet à prendre en considération les difficultés qui ont été soulevées au cours de ces discussions », a-t-il invité. Le coût global de ce projet est estimé à 5 milliards de francs CFA.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Burkina Faso, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here