Burkina Distribue 14 Millions de Moustiquaires en 2025

Burkina Distribue 14 Millions de Moustiquaires en 2025
Burkina Distribue 14 Millions de Moustiquaires en 2025

Africa-Press – Burkina Faso. Ce vendredi 20 février 2026 se tient à Ouagadougou un atelier de bilan de la 6e campagne nationale de distribution de masse des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) en 2025. Organisée par le ministère de la Santé, cette session a été présidée par le ministre en charge de la santé, Dr Robert Lucien Kargougou. Objectifs: examiner les résultats, évaluer les méthodes et identifier les leviers qui permettront de mieux protéger chaque foyer.

Au Burkina Faso, le paludisme demeure un défi majeur en termes de santé publique. En effet, les statistiques de 2024 ont dénombré plus de 33% de cas de consultations, près de 44% des hospitalisations et environ 9% de cas de décès dans les formations sanitaires.

Ainsi, pour lutter contre ce fléau et réduire les taux d’hospitalisation et de décès, dormir sous une moustiquaire est la première stratégie. À cet effet, le ministère de la Santé, à travers le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) au Burkina Faso, a procédé à la distribution des moustiquaires à la population. À travers ses stratégies multisectorielles, une initiative vise à l’élimination du paludisme d’ici 2030.

La distribution des moustiquaires de masse s’est déroulée du 18 juin au 22 juillet 2025. Cette campagne de distribution a couvert les 70 districts sanitaires du pays, pour un coût global de 33 129 418 960 FCFA.

Dans son allocution, le Dr Robert Lucien Kargougou a fait comprendre que plus de 14 millions de moustiquaires de nouvelle génération ont été distribuées en 2025, ce qui a permis d’atteindre un taux de couverture des ménages estimé à 97%. Cependant, le ministre invite l’ensemble des populations à faire preuve de lucidité car la prévention du paludisme ne se limite pas à la distribution des moustiquaires. Pour lui, l’impact réel se mesure à son utilisation correcte, systématique et durable.

« Chaque moustiquaire distribuée doit être installée et utilisée chaque nuit, en particulier par les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, qui constituent les groupes les plus vulnérables. Une MILDA non utilisée, mal entretenue ou détournée de son usage ne sauve aucune vie », a-t-il fait comprendre.

La campagne a lieu tous les trois ans. Et pour celle de 2025, plusieurs innovations ont été enregistrées grâce à une stratification qui a permis de déterminer cinq zones avec diverses stratégies, selon Dr Sidzabda Christian Kompaoré, le secrétaire permanent pour l’élimination du palu. « Il y a eu des zones où nous avons fait du porte-à-porte pour d’abord faire le dénombrement et ensuite faire la distribution. Dans certaines zones, nous avons combiné les deux dans l’optique de permettre à un maximum de personnes de bénéficier des moustiquaires », a-t-il expliqué.

À cela s’ajoute la digitalisation du processus dans cinq régions. Une initiative qui témoigne de l’engagement et de l’ambition des premiers responsables à innover, moderniser et à aller vers une amélioration continue de la qualité des données.

Cette rencontre est aussi le lieu pour l’ensemble des acteurs de passer en revue les acquis de cette campagne, notamment la forte mobilisation institutionnelle, la coordination intersectorielle, la couverture nationale élevée et l’innovation numérique. C’est également l’occasion pour eux d’identifier les insuffisances qui tournent autour des défis logistiques, de la communication de proximité, ainsi que de la gestion et de l’exploitation des données en temps réel.

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