
Africa-Press – Burkina Faso. Comment renforcer la confiance entre les populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité pour une lutte plus efficace contre le terrorisme au Burkina Faso ? La réponse à cette question est au centre d’un atelier qui se tient du 7 au 9 juin 2021 à Ouagadougou sous l’égide du Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF).
Le Burkina Faso enregistre depuis 2015 des attaques terroristes et le bilan est lourd. Plusieurs centaines de personnes dont des éléments des Forces de défense et de sécurité ont péri dans ces attaques et plus d’un million de personnes ont dû abandonner leurs villages du fait de l’insécurité.
La lutte contre ce phénomène nécessite la contribution de tous les Burkinabè civils comme militaires. Cependant, il existe comme un effritement de cette confiance entre les éléments des différents maillons de la chaîne. Pour aider à renforcer la cohésion et la collaboration entre les civils et les éléments des Forces de défense et de sécurité, le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF) a convié à Ouagadougou les responsables des différents segments de la société devant contribuer à la lutte contre le terrorisme.
« Cette rencontre vise à renforcer la confiance et le dialogue entre les Forces de défense et de sécurité, les populations civiles, les chefs des circonscriptions administratives et les présidents des collectivités de notre territoire. Elle fait partie d’un ensemble d’activités et de programmes que DCAF organise pour renforcer cette confiance. Elle fait partie du programme de prévention et de la mise en œuvre du dispositif sécuritaire », a expliqué Sadou Sidibé, Conseiller national du DCAF.
La rencontre de Ouagadougou réunit des représentants des FDS, de l’administration publique, des collectivités territoriales et des notabilités coutumières dont l’Emir du Liptako, Ousmane Amirou Dicko. Pendant trois jours, les participants vont enrichir un Plan d’action par des propositions visant à renforcer le dialogue entre les FDS et les civils. « Nous avons élaboré un plan d’action et au cours des travaux de groupe, chacun pourra l’enrichir avec des propositions », a expliqué Vicens Fatimata, coordonnateur du DCAF/Burkina.




