
Africa-Press – Burundi. Après un 1 an et 6 mois d’attente et d’interrogations, le secrétariat du Comité de pilotage vient de rendre public la synthèse et les recommandations de la Ière Edition du Forum national sur le développement du Burundi qui a eu lieu du 18 au 19 novembre 2021.
Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, remercie la présidence de la République car, d’après lui, ceux qui ont rédigé les recommandations ont été fidèles à leurs suggestions. « Néanmoins, après presque 2 ans, aucune recommandation n’a été mise en œuvre concernant la troisième thématique sur la gouvernance. »
A quelques jours de la IIème Edition du Forum national sur le développement du Burundi, prévu du 20 et 21 avril 2023 sous le thème « Vision Burundi Pays Emergent en 2040 et Développé en 2060 », le site Web du Forum est aussi ressuscité après presque 2 années de silence. Comme on peut le lire sur ce site, les objectifs spécifiques de ce forum 2023 sont : informer la population et les partenaires du Burundi de l’état de mise en œuvre des recommandations du Forum de 2021, faire connaitre le projet de vision à la population burundaise et toutes les autres parties prenantes (administrations publiques, secteur privé, société civile et partenaires au développement) afin de collecter les contributions des uns et des autres avant sa finalisation et enfin collecter les propositions des uns et des autres sur les interventions stratégiques et structurantes à engager afin d’atteindre les objectifs de la vision.
L’engagement de l’Etat ; l’efficacité économique ; formation professionnelle, entrepreneuriat et protection sociale ; santé, eau, hygiène et assainissement ; l’écologie et patrimoine durables et enfin cadre macro-économique propice et mobilisation des ressources.
Concernant ce dernier thème, l’on peut lire que ces dernières années, le Burundi fait face à une instabilité macroéconomique liée au désalignement du taux de change officiel par rapport au taux du marché parallèle.
« Actuellement, les réserves de change tendent à s’amenuiser pour se situer à 1,8 mois d’importation (Décembre 2022) contre 3,2 mois (2021). La prime de change ne cesse d’augmenter et l’inflation globale se situe actuellement dans l’ordre de 16 % en moyenne. » Sur le plan budgétaire, indique le site, le Burundi fait face au défi lié à la soutenabilité de sa politique budgétaire.
« Ces dernières années, les déficits publics successifs sont difficilement finançables à la suite de la baisse des financements extérieurs. En conséquence, la dette publique intérieure croît plus vite que celle extérieure. En 2022, le déficit budgétaire s’est fixé à 4,1% du PIB. Pour l’année budgétaire 2022-2023, les prévisions de dépenses ont augmenté de 40,4%, tandis que celles de recettes ont augmenté de 39,5%. Cela fait une augmentation prévisionnelle du déficit budgétaire de l’Etat de 2,38%. »
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