Africa-Press – Burundi. Dépister, prendre en charge les enfants autistes et surtout briser les tabous. C’est le pari de Talitha koum, un jeune centre qui prend en charge les enfants autistes à Bujumbura.
Ce samedi 29 avril, le centre a organisé à son siège un » Barbecue Fundraiser » pour « parler de l’autisme et collecter des fonds pour une meilleure prise en charge des enfants atteints de ce trouble.
« Il faut briser les tabous autour de l’autisme au Burundi ! », explique Jeanne d’Arc Nduwingoma, directrice du centre.
« Dans notre pays, l’autiste est considéré comme un retardé mental , un débile mental ». L’enfant autiste est affublé d’ autres termes que je ne veux pas répéter. Pourtant, ces enfants ont des atouts particuliers. Je peux vous dire que le monde a connu des autistes célèbres », raconte avec passion Jeanne d’Arc Nduwingoma.
En effet, plusieurs personnalités célèbres, telles le savant Albert Einstein, physicien à l’origine de la théorie de la relativité, Marie Curie, la célèbre physicienne qui a obtenu en 1903 le prix Nobel de physique, Bill Gates, etc., ont été diagnostiqués autistes asperger.
Ce samedi, plusieurs personnes sont venues soutenir le centre à l’occasion de la clôture du mois d’avril dédié à l’autisme.
Selon toujours la directrice du centre, « l’autisme n’est pas une maladie, c’est un handicap dont les manifestations sont décrites sous l’intitulé de trouble du développement d’origine neurologique. L’autisme se manifeste principalement par une altération des interactions sociales et de la communication et par des intérêts restreints et répétitifs. »
D’après Aurélie Gahimbare, représentante de l’association des familles qui ont des enfants autistes , ces derniers comprennent et interprètent à leur manière les données qu’ils reçoivent. « Souvent, les familles de ces enfants sont perdues ou déboussolées face à ce handicap ».
Au cours de ce mois dédié à l’autisme, le centre a organisé des dépistages gratuits et accompagne ceux qui sont dépistés positif.
Mais le jeune centre est confronté à de nombreux défis, notamment la cherté de la prise en charge des enfants autistes.
Le centre espère briser le tabou qui entoure l’autisme au Burundi et recommande une prise en charge précoce des enfants atteints et leur intégration dans les écoles dites standards.
Malgré tous ces défis, Aurelie Gahimbara est confiante : « Si ces enfants sont pris en charge précocement, ils évoluent bien et peuvent même contribuer au développement comme tous les autres.»
Le nom Talitha koum est d’origine hébreu et signifie «mon enfant lève-toi et marche.»
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