Africa-Press – CentrAfricaine. Depuis trois semaines, la tension s’était installée dans les villages riverains de l’Oubangui sans que personne n’imagine jusqu’où elle pourrait conduire.
Ainsi, dans la journée du mardi 11 février 2026, dans le 9ème arrondissement de Bangui, un habitant originaire de Landja a été abattu à Zawara. L’homme vivait dans les parages après le quartier Ouango, une zone située à quelques kilomètres des villages Kembé et Yémbé, tous établis le long du fleuve Oubangui sur l’axe menant vers Damara.
Des Peuhls armés ont revendiqué cet acte comme une vengeance. Trois semaines plus tôt, l’un des leurs avait été tué dans des circonstances encore floues. Depuis, la rancœur avait fermenté au sein de leur communauté, cherchant une cible pour équilibrer le sang versé.
La victime, habitant de Landja, n’avait apparemment aucun lien direct avec la mort du Peuhl. Mais dans cette logique de représailles, son origine et sa présence dans le secteur ont suffi à le désigner. Les assaillants ne se sont pas embarrassés de preuves ni de procès.
Les habitants des villages environnants vivent désormais dans l’inquiétude. Kembé et Yémbé, pourtant paisibles, redoutent que d’autres règlements de compte ne viennent troubler leur quotidien. Les déplacements entre Ouango et Damara se font avec une prudence inhabituelle.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les conflits intercommunautaires reprennent de la vigueur dans plusieurs régions, où commence cette saison sèche. Les armes circulent, les griefs s’accumulent, et les mécanismes traditionnels de résolution des litiges peinent à fonctionner. Chaque mort appelle une autre mort, comme si la spirale ne pouvait plus s’arrêter.
Les riverains de l’Oubangui connaissent bien cette réalité. Ils savent que lorsque les armes parlent, la raison se tait. Zawara vient d’en faire l’amère expérience.
Source: Corbeau News Centrafrique
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