Les acquis des acteurs clés évalués

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Les acquis des acteurs clés évalués
Les acquis des acteurs clés évalués

Africa-Press – Comores. Durant trois jours, les facilitateurs vont évaluer, vérifier les acquis de la formation initiale des acteurs nationaux sur les outils standardisés et adaptés au contexte national pour l’identification et la prise en charge des cas de traite de personnes. Organisée par l’OIM, cette formation fera l’objet des cas pratiques et d’échanges d’expériences.

Une trentaine d’acteurs composée du ministère de l’intérieur, de la brigade mixte, du service d’écoute, etc, sont actuellement en formation de trois jours à Moroni (du 29 novembre au 01 décembre). Organisée par l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans le cadre du projet « amélioration des capacités de référencement et de prise en charge des cas de traite de personnes aux Comores », cet atelier a pour but d’évaluer et de vérifier les acquis de la formation initiale des acteurs nationaux sur les outils standardisés et adoptés au contexte national pour l’identification et la prise en charge des cas de traite de personnes aux Comores. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet de la sous-région pour améliorer les capacités de référencement et de prise en charge des cas de traite de personnes aux Comores et à Maurice, d’une durée de 24 mois. Ce dernier est financé par le bureau de suivi et de lutte contre la traite des personnes du département d’Etat américain afin de contribuer aux efforts des gouvernements comorien et de la société civile comorienne pour lutter contre la traite des personnes, en améliorant les capacités de référencement et de prise en charge des cas.

La cheffe du bureau de l’OIM Sonia Rosi a expliqué que cette formation est une suite logique de la formation d’octobre 2021 et de la formation faite à l’endroit de la brigade mixte mise en place par le ministère de l’intérieur en mars dernier. La formation avait pour but de former les participants sur des outils et sur les techniques d’auditions de victimes de traite. Un an après, cette formation a pour but de jauger les acquis. « Nous n’avons pas mis en place cette formation tout simplement pour évaluer mais un travail de terrain a été fait pour évaluer les lacunes. On va voir s’ils ont pu identifier des victimes, etc. Et c’est suite à cette enquête que le programme du complément et d’évaluation est mis en œuvre », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter que « cette formation de trois jours va permettre de combler les vides de la première formation, l’utilisation des outils et approfondir les connaissances à savoir les compléments sur l’aspect juridique, l’audition des victimes et la participation d’un psychologue pour montrer les subtilités de prise en charge ».

Rappelons que la finalité de cette formation est le partage de connaissances. La première formation a fait ses preuves et aujourd’hui le pays est à 23 cas de traite nationale et transnationale identifiés. C’est en grande partie grâce à la formation.

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