CE Qu’Il Faut Savoir
Le parti au pouvoir en République Centrafricaine a rejeté l’annonce de victoire par le leader de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, lors des élections présidentielles. Le porte-parole du parti a qualifié ces déclarations de “mensongères” et a mis en garde contre des troubles potentiels, alors que le pays attend les résultats officiels.
Africa. Le parti de la Mouvement National des Unis, au pouvoir en République Centrafricaine, a rejeté catégoriquement l’annonce du leader de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, affirmant qu’il avait remporté les élections présidentielles qui se sont tenues le 28 décembre dernier, avant la publication des résultats officiels prévue pour le 5 janvier.
Le porte-parole du parti, Évariste Ngamana, a déclaré que les déclarations de Dologuélé étaient “mensongères” et pouvaient entraîner des “troubles”, affirmant qu'”aucun des candidats n’a le droit de se proclamer vainqueur”. Il a ajouté que “les indicateurs préliminaires ne mentent pas”, faisant référence à sa confiance dans la réélection du président sortant, Faustin-Archange Touadéra. Ngamana a souligné que la République Centrafricaine “sort progressivement d’une histoire chargée de crises politiques récurrentes”, insistant sur le fait que tous les acteurs politiques ont une “responsabilité particulière dans le maintien de la paix”.
Dologuélé a tenu une conférence de presse où il a déclaré avoir remporté les élections pour la troisième fois, accusant les autorités d’avoir commis des “violations graves” durant le processus électoral.
La population de la République Centrafricaine attend l’annonce des résultats préliminaires lundi, au milieu des craintes que les échanges de déclarations entre le pouvoir et l’opposition n’entraînent une intensification des tensions politiques dans un pays qui souffre de crises récurrentes depuis des décennies.
Ces développements surviennent dans un contexte de débat politique continu sur le déroulement des élections dans le pays, où le président Touadéra fait face à de vives critiques depuis l’adoption d’une nouvelle constitution en 2023, lui permettant de rester au pouvoir. Il a été élu pour la première fois en 2016, puis réélu en 2020 lors d’un scrutin entaché d’accusations de fraude.
La République Centrafricaine a connu des crises politiques récurrentes depuis des décennies, souvent marquées par des conflits armés et des coups d’État. Le pays a tenté de stabiliser sa situation politique à travers plusieurs élections, mais les tensions entre le gouvernement et l’opposition demeurent élevées, exacerbées par des allégations de fraude électorale et des changements constitutionnels controversés.





