L’Opposition Accuse le Gouvernement de Pousser le Tigré vers la Guerre

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L'Opposition Accuse le Gouvernement de Pousser le Tigré vers la Guerre
L'Opposition Accuse le Gouvernement de Pousser le Tigré vers la Guerre

Africa-Press. Le parti de l’opposition, le Parti du peuple révolutionnaire éthiopien, accuse le gouvernement fédéral de pousser la région du Tigré vers une nouvelle guerre, mettant en garde contre la montée d’un discours hostile qui rappelle l’atmosphère précédant le déclenchement de la guerre en 2020.

Ces accusations ont été formulées après une manifestation organisée par le gouvernement dans la capitale, Addis-Abeba, le week-end dernier, pour dénoncer ce qu’il a qualifié de recrutement forcé de combattants dans le Tigré par le Front de libération du peuple du Tigré.

Le parti d’opposition a déclaré dans un communiqué que le gouvernement fédéral utilise un “discours similaire” à celui qui a précédé le déclenchement de la guerre il y a six ans, exprimant une profonde inquiétude face à l’escalade des tensions entre Addis-Abeba et Mekele, la capitale de la région du Tigré.

Le communiqué ajoute: “L’Éthiopie ne peut plus supporter d’effusion de sang”, considérant que les médias officiels mènent une campagne de propagande visant à préparer psychologiquement l’opinion publique à la possibilité d’un nouveau conflit militaire.

Lors de la manifestation organisée samedi dernier par un groupe tigréen proche du gouvernement, Getachew Reda, ancien président de l’administration intérimaire du Tigré et actuel ministre du gouvernement fédéral, a attaqué le Front de libération du peuple du Tigré, le qualifiant de “parti illégal” et l’accusant d’être à l’origine des recrutements forcés dans la région.

Le Tigré fait face depuis plusieurs mois à des accusations de mise en œuvre de campagnes de recrutement forcé, des accusations que des organisations de droits de l’homme éthiopiennes, ainsi que Human Rights Watch, ont déjà dénoncées, tandis que le Front de libération du peuple du Tigré continue de nier ces allégations.

Pour sa part, le président du front, Debretsion Gebremichael, a réaffirmé la position de son parti, soulignant que “la paix seule ne garantira pas la souveraineté du Tigré” et appelant les habitants de la région à “restaurer leur dignité” et à se préparer à défendre la souveraineté de la région, des déclarations qui pourraient accroître les craintes d’une intensification des tensions entre le gouvernement fédéral et les autorités du Tigré.

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