La France et le Gabon Concluent un Accord sur le Manganèse

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La France et le Gabon Concluent un Accord sur le Manganèse
La France et le Gabon Concluent un Accord sur le Manganèse

Africa-Press. La France et le Gabon ont conclu un protocole d’accord préliminaire pour renforcer la coopération dans le secteur du manganèse, lors des discussions entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et son homologue français Emmanuel Macron, le lundi 20 juillet, au début de la visite officielle du président gabonais en France.

Les discussions ont porté sur le suivi des accords signés entre les deux pays à Libreville en novembre 2025, ainsi que sur plusieurs nouveaux accords à signer, dont le protocole d’accord relatif au développement du secteur du manganèse, qui a reçu un accord préliminaire des deux parties.

Le président exécutif de la société « Setrag », opérant le chemin de fer Transgabon, Christian Magny, a affirmé que la signature du protocole d’accord représente une étape cruciale pour le Gabon, soulignant qu’elle ouvre la voie à de nouveaux investissements de la part du groupe français « Eramet » dans le but d’augmenter les capacités de traitement du manganèse dans le pays.

Magny a expliqué que ces investissements contribueront à renforcer la sécurité et à moderniser complètement le réseau ferroviaire Transgabon, soutenant ainsi les opérations de transport des minéraux et améliorant l’infrastructure logistique du pays.

Selon le protocole d’accord, le groupe « Eramet » prévoit de mettre en œuvre un plan industriel commun visant à traiter jusqu’à 700 000 tonnes de manganèse d’ici 2031, tandis que le gouvernement gabonais s’engage à fournir les conditions nécessaires pour garantir la viabilité économique des projets, notamment en fournissant les sources d’énergie nécessaires à leur fonctionnement.

Le protocole d’accord comprend trois scénarios principaux pour la mise en œuvre du projet. Le premier scénario consiste à créer une usine de production d’oxyde de manganèse dans la capitale Libreville d’ici 2028, tandis que le deuxième scénario prévoit la modernisation du complexe de Moanda, qui est la seule installation active de traitement des minerais de manganèse au Gabon et en Afrique centrale.

Le troisième scénario, le plus ambitieux, consiste à établir une nouvelle usine de production de ferro-manganèse d’ici 2031, ce qui renforcerait la valeur ajoutée de l’industrie minière dans le pays et réduirait la dépendance à l’exportation de minerai non traité.

L’accord permet également au Gabon de lancer un projet de rénovation d’environ 650 kilomètres de routes reliant le port d’Owendo sur la côte atlantique à la ville de Franceville à l’est du pays, ce qui devrait améliorer le transport du manganèse, renforcer la connexion entre les zones de production et les ports, et soutenir le développement économique.

Le Gabon est l’un des plus grands producteurs de manganèse au monde et cherche à mettre en œuvre une stratégie visant à cesser l’exportation de minerai d’ici 2029, en se concentrant sur le développement des opérations de traitement local et l’augmentation de la valeur ajoutée de la production nationale.

Cette initiative fait partie des priorités du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui pousse à l’expansion de la fabrication locale dans le secteur minier, une vision qui a commencé à être discutée depuis la visite du président français Emmanuel Macron au Gabon en novembre 2025.

Bien que Paris ait donné son accord de principe pour soutenir cette orientation, la partie française demande une plus grande flexibilité dans l’exécution du calendrier du projet, considérant que les délais fixés par Libreville pour mettre en œuvre son plan industriel représentent un défi majeur nécessitant une étude approfondie pour garantir le succès des investissements et atteindre ses objectifs.

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