Soudan: la Baisse du Nil Prive Khartoum D’Eau

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Soudan: la Baisse du Nil Prive Khartoum D'Eau
Soudan: la Baisse du Nil Prive Khartoum D'Eau

Africa-Press. Les effets de la baisse du niveau du Nil sont évidents dans la capitale soudanaise, Khartoum, où une bande de terre apparaît sur les rives du fleuve, tandis que les habitants font face à une pénurie croissante d’eau potable.

La baisse du niveau de l’eau a mis hors service certaines stations de distribution d’eau potable, réduisant leur production de moitié. Le ministère de l’Irrigation tente de contenir la crise en ouvrant plusieurs réservoirs d’eau pour compenser le manque d’eau potable, selon un rapport du ministre de l’Irrigation et de l’Eau, Ismat Sharqi.

Bien qu’étant en saison de stockage, le gouvernement a décidé d’ouvrir certains réservoirs car la fourniture d’eau potable est une priorité, a confirmé Sharqi.

Les habitants de l’est du Nil ne trouvent plus d’eau, qui est devenue plus difficile d’accès que jamais, et obtenir de l’eau nécessite des recherches épuisantes, comme l’indique Hanan.

Dans plus de sept zones, l’eau potable ne parvient plus par les réseaux d’approvisionnement, mais uniquement par des citernes fournies par quelques personnes aisées, tandis que les plaintes des habitants concernant cette crise prolongée continuent.

Une souffrance croissante

Cette grande pénurie d’eau propre a conduit les habitants à souffrir pour accomplir les tâches les plus simples de leur vie quotidienne, ce qui a poussé une femme, Iqbal, à essayer de collecter des fonds pour obtenir de l’eau.

Dans une déclaration, Iqbal a indiqué qu’elle collecte un pound soudanais (le dollar équivalant à au moins 3500 livres) de chaque personne pour acheter deux citernes d’eau pour chaque zone, précisant que le prix d’une citerne est de 200 000 livres.

Chaque zone a besoin de plus de deux citernes, mais Iqbal affirme que les dons ne suffisent pas à acheter les quantités nécessaires, tandis que l’agent de presse a confirmé que la crise nécessite des solutions, car elle s’aggrave chaque jour.

Des études antérieures ont déjà averti que les conséquences majeures du Grand Barrage Éthiopien, que des experts estiment ne se manifesteront qu’en période de sécheresse, lorsque les décisions d’exploitation du barrage et les quantités d’eau libérées deviendront des facteurs cruciaux pour la stabilité des approvisionnements en eau et l’agriculture dans les pays en aval, à commencer par le Soudan puis l’Égypte.

Récemment, le ministère de l’Irrigation et des Ressources en Eau du Soudan a déclaré sur sa page Facebook avoir observé une baisse temporaire des apports quotidiens du réservoir de Roseires entre le 7 et le 9 juillet 2026, passant de 207 à 129 millions de mètres cubes par jour, soit une diminution de 76 millions de mètres cubes par jour.

Cela a eu un impact sur le débit en aval du réservoir de Roseires, qui a diminué de 100 millions de mètres cubes par jour, et en aval du réservoir de Sennar d’environ 82 millions de mètres cubes par jour entre le 7 et le 10 juillet 2026.

Le ministère a précisé que cela a entraîné une baisse temporaire des niveaux du Nil dans plusieurs stations principales, y compris Roseires (1,50 m), Wad Al-Ais (1,70 m), Wad Madani (1,60 m), Khartoum (1,08 m), Al-Halfaya (94 cm), et Shendi (54 cm), tandis que les niveaux dans les zones au nord de Khartoum restent supérieurs à ceux enregistrés l’année précédente jusqu’au 15 juillet 2026.

Le ministère a attribué cette situation à la baisse des apports du Nil bleu en raison de la réduction du débit du Grand Barrage Éthiopien pendant cette période.

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