Afrique du Sud: Ramaphosa Conteste un Rapport

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Afrique du Sud: Ramaphosa Conteste un Rapport
Afrique du Sud: Ramaphosa Conteste un Rapport

Africa-Press. Le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a déposé une demande officielle auprès de la Haute Cour pour examiner et annuler le rapport de la commission indépendante concernant l’affaire “Phala Phala”, liée au vol de centaines de milliers de dollars cachés dans des meubles de sa ferme personnelle. Cette démarche légale intervient après le retour de la possibilité de sa mise en accusation parlementaire et de son éventuel destitution.

Des rapports indiquent que Ramaphosa a officiellement soumis sa demande de révision du rapport de la commission indépendante sur l’affaire.

Selon des documents judiciaires cités par une source locale, le président sud-africain conteste les conclusions du rapport publié en 2022, arguant qu’elles reposaient sur des “preuves auditives” et que la commission avait mal interprété les limites de sa mission légale.

L’affaire remonte à un incident de vol survenu en 2020 à la ferme “Phala Phala” de Ramaphosa, où des sommes d’argent en dollars ont été dérobées, cachées dans un canapé.

Ramaphosa a déclaré que le montant volé s’élevait à 580 000 dollars et qu’il représentait des revenus de la vente de buffles. L’incident, révélé en 2022, a soulevé des questions sur l’origine des fonds, la manière dont ils étaient conservés et s’ils avaient été déclarés conformément aux règles financières en vigueur dans le pays.

L’affaire a refait surface de manière significative le 8 mai dernier, après que la Cour constitutionnelle a statué que le vote du parlement en 2022 était inconstitutionnel et nul, ordonnant le renvoi du rapport de la commission indépendante à la commission de destitution de l’Assemblée nationale pour examen. La Cour a précisé que le processus d’enquête parlementaire se poursuivrait tant que le rapport n’était pas annulé par une révision judiciaire, ce sur quoi Ramaphosa s’appuie maintenant dans son action devant le tribunal.

Ce recours judiciaire intervient à un moment politique très sensible pour Ramaphosa et le parti “Congrès national africain”. Le président est arrivé au pouvoir en 2018 en promettant de lutter contre la corruption et de restaurer l’image du parti, avant que l’affaire “Phala Phala”, également connue sous le nom de “Farmgate”, ne devienne l’un des principaux dossiers qui poursuivent sa présidence.

De plus, ce recours pourrait influencer le calendrier et le rythme des procédures de mise en accusation parlementaire, puisque la commission de destitution examinera un rapport qui est lui-même l’objet d’une révision judiciaire. Le “Congrès national africain” a renouvelé son soutien à Ramaphosa ce mois-ci, malgré la perte de sa majorité parlementaire lors des élections de 2024, conservant environ 40 % des sièges à l’Assemblée nationale.

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