Alerte Arabe sur L’Influence Israélienne en Corne D’Afrique

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Alerte Arabe sur L’Influence Israélienne en Corne D’Afrique
Alerte Arabe sur L’Influence Israélienne en Corne D’Afrique

Africa-Press. La Ligue arabe a averti de l’infiltration israélienne dans la Corne de l’Afrique et de ses conséquences graves sur la région, ainsi que des répercussions de la reconnaissance israélienne de la région séparatiste du Somaliland.

Cela a été annoncé dans un communiqué du secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, à la lumière de l’annonce du Somaliland concernant l’ouverture d’une ambassade à Jérusalem.

Aboul Gheit a fermement condamné les informations selon lesquelles la région du nord-ouest de la République fédérale de Somalie, appelée “région du Somaliland”, ouvrirait une ambassade à Jérusalem auprès de l’État d’occupation israélien.

Il a considéré cette démarche comme inacceptable et juridiquement nulle, n’ayant aucun effet légal, et représentant une provocation inacceptable pour les mondes arabe et islamique.

Jamal Rushdi, porte-parole du secrétaire général de la Ligue arabe, a déclaré que ce rapprochement reflète l’isolement dont souffre l’autorité d’occupation israélienne et sa tentative désespérée d’obtenir des reconnaissances nulles de la part d’entités ou de régions qui n’ont pas de légitimité.

Rushdi a attribué la position israélienne à des efforts visant à ancrer une occupation illégale de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, et à couvrir les crimes commis quotidiennement contre le peuple palestinien.

Le porte-parole a estimé que l’insistance sur cette voie constitue une agression flagrante contre l’unité du territoire de la République fédérale de Somalie et sa souveraineté, ainsi qu’une violation claire du principe de respect de l’unité des États et de l’intégrité de leurs territoires, et une atteinte inacceptable à la souveraineté d’un État membre de la Ligue arabe, de l’Union africaine et des Nations unies.

Rushdi a averti que ces mouvements visant à infiltrer la région de la Corne de l’Afrique risquent d’intensifier les foyers de tension et d’instabilité, réaffirmant la position arabe constante en faveur de l’unité de la République fédérale de Somalie, de sa souveraineté et de l’intégrité de ses territoires, et rejetant catégoriquement toute tentative visant à établir une réalité séparatiste ou à établir des relations illégales avec des entités non reconnues par le droit international.

L’ambassadeur du Somaliland a annoncé que Hargeisa ouvrira bientôt une ambassade à Jérusalem, après qu’Israël soit devenu le premier pays à reconnaître officiellement la république autoproclamée.

En retour, Israël devrait ouvrir une ambassade à Hargeisa, la capitale du Somaliland, selon les déclarations de l’ambassadeur Mohamed Haji sur le site X.

Israël a reconnu le Somaliland comme un État indépendant et souverain en décembre 2025, une démarche rejetée par la Somalie, qui l’a qualifiée d'”attaque délibérée” contre sa souveraineté.

Le Somaliland bénéficie d’une autonomie effective et d’une relative paix et stabilité depuis 1991, lorsque la Somalie a sombré dans la guerre civile, mais la région séparatiste n’a reçu la reconnaissance d’aucun autre pays jusqu’en décembre 2025.

Au fil des ans, la Somalie a mobilisé ses efforts internationaux contre tout pays reconnaissant le Somaliland. L’ancienne colonie britannique espère que la reconnaissance d’Israël incitera d’autres pays à faire de même, renforçant ainsi son influence diplomatique et élargissant son accès aux marchés internationaux.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré que l’ouverture de l’ambassade à Jérusalem serait une autre étape importante pour renforcer les relations avec le Somaliland. Il a ajouté que l’ambassade du Somaliland, une fois ouverte, sera la huitième ambassade à Jérusalem.

La plupart des pays maintiennent leurs ambassades en Israël, principalement à Tel Aviv, bien que les États-Unis aient déplacé leur ambassade à Jérusalem sous la présidence de Donald Trump. De plus, des pays comme les Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont également ouvert des ambassades là-bas.

Les racines de la question du “Somaliland” remontent à 1960, lorsque la région, alors sous colonisation britannique, a obtenu son indépendance pendant quelques jours, avant l’indépendance de la Somalie sous administration italienne, les deux parties entrant ensuite dans une union politique.

Cependant, les tensions se sont intensifiées entre le nord et le sud du pays, avec des accusations de politiciens des régions du nord concernant une marginalisation politique et économique, ce qui a conduit à l’éclatement d’un conflit armé à la fin des années 1980. C’est à ce moment-là que l’armée somalienne, dirigée par l’ancien président Mohamed Siad Barre, a lancé une vaste campagne militaire contre les villes du nord, notamment Hargeisa.

Après l’effondrement du gouvernement central à Mogadiscio en 1991, le “Mouvement national somalien” a déclaré unilatéralement l’indépendance de la région sous le nom de “République du Somaliland”. Depuis lors, les autorités de la région gèrent leurs affaires séparément du gouvernement fédéral.

Bien qu’il n’y ait pas de reconnaissance internationale, le Somaliland a réussi à établir ses propres institutions politiques et administratives, comprenant une présidence, un parlement élu et des forces de sécurité, ainsi qu’une monnaie locale et une constitution indépendante.

Le rapprochement significatif entre Israël et la région séparatiste est perçu comme un développement diplomatique qui pourrait encourager d’autres parties à s’engager avec le Somaliland, renforcé par les évolutions de la guerre iranienne, notamment du côté de Washington.

Pendant ce temps, Mogadiscio considère que ces étapes représentent un défi direct à l’unité du pays, ce qui rend le dossier susceptible de tensions accrues dans les prochaines étapes.

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