Africa-Press. La présidence gambienne a annoncé que le président Adama Barrow a accepté la démission du chef de l’armée gambienne, le général Mamadou O. E. Cham, en raison de “nombreuses accusations de mauvaise conduite et d’abus de pouvoir qui ne correspondent pas aux responsabilités et au statut du chef d’état-major des forces de défense”.
La présidence gambienne a indiqué que le président Barrow a accepté la démission du chef d’état-major de l’armée, Mamadou Cham, avec effet immédiat, après que ce dernier a reconnu l’existence d’accusations liées à une mauvaise conduite et à un abus de pouvoir.
De plus, la présidence a précisé que Cham a indiqué dans sa lettre de démission datée du 29 mai 2026 qu’il a décidé de se retirer de son poste en raison de ces accusations, affirmant au président sa pleine disposition à coopérer avec toute enquête potentielle à ce sujet.
Le président Barrow a également décidé de nommer le général Ousmane Gomez comme président par intérim des états-majors des forces de défense à compter de la date d’acceptation de la démission.
La présidence a confirmé que le général Cham a informé le président de sa pleine disposition à coopérer avec toute enquête qui pourrait être menée concernant les accusations portées contre lui.
Le chef de l’armée démissionnaire a également exprimé sa gratitude au président Barrow pour la confiance qu’il lui a accordée tout au long de son mandat, qui a été couronné par sa nomination en tant que neuvième chef d’état-major des forces de défense dans l’histoire de la Gambie.
C’est la première déclaration officielle de Cham depuis l’escalade du débat autour des accusations qui l’ont entouré ces dernières semaines.
La démission est survenue après des semaines de controverses en Gambie concernant des “allégations” de corruption, de mauvaise conduite et d’abus de pouvoir, attribuées au sergent Modo Saini, qui a précédemment été l’assistant personnel du général Cham.
Selon des rapports locaux, Saini était proche du chef de l’armée et avait été chargé d’exécuter plusieurs tâches personnelles et officielles pour lui, avant que la relation entre les deux parties ne se détériore.
Par la suite, le sergent ancien a formulé une série d’accusations contre le chef d’état-major, ce qui a suscité un débat dans les milieux politiques et médiatiques et a entraîné un examen accru de la performance de la direction militaire.
Les autorités gambiennes n’ont pas encore révélé les détails des accusations ni si une enquête officielle a été ouverte à ce sujet, mais la mention par Cham dans sa lettre de démission de “nombreuses accusations de mauvaise conduite et d’abus de pouvoir” a été considérée comme la première confirmation officielle de la gravité de l’affaire.
Après l’acceptation de la démission, le président Barrow a nommé le général Ousmane Gomez comme président par intérim des états-majors des forces de défense, dans une démarche visant à garantir la continuité de la direction militaire et à éviter un vide au sein de l’institution militaire.
Gomez occupait auparavant le poste de vice-président des états-majors des forces de défense au quartier général de l’armée dans la capitale Banjul.
La présidence a confirmé que la nomination a été effectuée conformément aux dispositions de l’article 190 de la constitution, qui confère au président le pouvoir de nommer les hauts dirigeants des forces armées.
Ces développements interviennent alors que la Gambie continue d’affirmer son engagement envers les principes de réforme institutionnelle et de renforcement de la responsabilité et de la transparence au sein des institutions de l’État, y compris dans le secteur de la sécurité et militaire, selon des médias locaux.





