Africa-Press. Le président du Sénégal, Bissau Dioumaï Faye, a accordé une grâce au journaliste René Kaban Bacin, qui avait été condamné à la réclusion à perpétuité en 2022 en raison de son rôle présumé dans le meurtre de 14 bûcherons dans la région de Casamance.
Selon une source locale, le journaliste a été libéré à Dakar, le lendemain de la décision présidentielle.
René Kaban Bacin avait été reconnu coupable de complicité dans le meurtre, de tentative de meurtre et de formation d’une bande criminelle, dans l’affaire du massacre de Boufa Bayot qui a eu lieu le 6 janvier 2018 dans le sud du pays.
Cependant, la source a indiqué que l’enquête et les procédures judiciaires “présentaient de graves défauts”.
L’organisation a déclaré qu’un certain nombre d’accusés qui ont ensuite été acquittés ont confirmé avoir subi des pressions pour incriminer le journaliste ou signer des procès-verbaux falsifiés.
René Kaban Bacin est l’un des journalistes les plus connus au Sénégal, ayant consacré la majeure partie de sa carrière à couvrir le conflit séparatiste en Casamance, et ayant également écrit plusieurs livres sur la question.
La région connaît un conflit armé depuis les années 1980 entre l’État et les séparatistes de la “Mouvement des forces démocratiques de Casamance”, bien que l’intensité des combats ait diminué ces dernières années, des actes de violence sporadiques continuent.
Le massacre de Boufa Bayot a provoqué une large onde de choc dans le pays, après que 14 bûcherons ont été tués dans une forêt protégée en Casamance.
La “Mouvement des forces démocratiques de Casamance” a été accusée d’être à l’origine de l’attaque, ce que le mouvement rebelle a constamment nié.
Deux membres présumés du mouvement, en plus de René Kaban Bacin, avaient été condamnés à la réclusion à perpétuité dans cette affaire.





