Africa-Press. Un témoin cité par Reuters a indiqué avoir entendu des tirs nourris et de fortes explosions à l’aube de jeudi près de l’aéroport international de Niamey, au Niger.
Le témoin a précisé que les tirs, qui ont commencé il y a environ une heure, se sont poursuivis jusqu’à 00 h 12 GMT. Une vidéo publiée sur la plateforme X a montré ce qui semblait être l’horizon de la ville la nuit, éclairé par des tirs d’armes.
Des sources informées au Niger ont révélé des aspects cachés de l’attaque armée et violente qui a visé l’aéroport international de Niamey et la base aérienne (101) à l’aube de jeudi.
Selon ces informations, l’opération n’aurait pas été une simple démonstration de force routinière de groupes armés, mais une “opération chirurgicale” visant, d’après les sources, une cargaison stratégique d’uranium faisant l’objet d’un litige.
Elles ont expliqué que l’attaque aurait été minutieusement planifiée pour coïncider avec la présence d’une importante cargaison d’uranium à l’aéroport, dont la destination finale aurait probablement été la Russie. Cette cargaison aurait fait l’objet de vives tensions internationales: la France aurait exprimé une forte opposition, estimant que son contenu relevait de la propriété de l’entreprise “Areva” (Orano actuellement), contrainte de quitter le Niger. Cela placerait l’attaque au cœur d’un conflit d’influence entre Moscou et Paris autour des ressources énergétiques au Sahel.
Les sources ont indiqué, sur la base de documents et d’informations, que les autorités nigériennes se trouvaient en état d’alerte sécuritaire maximale depuis deux semaines avant l’attaque.
Elles ont précisé que le vendredi 16 janvier 2026, l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) avait tenu une réunion d’urgence rassemblant tous les services de sécurité (police, douanes, gendarmerie et renseignement) afin de faire face à ce que des sources de renseignement ont décrit comme une “attaque terroriste imminente” visant l’aéroport.
Les documents indiquent que les services de renseignement avaient averti qu’un “commando” lié au groupe “Nusrat al-Islam” (Al-Qaïda) se cacherait dans le quartier de l’aéroport, adjacent à l’infrastructure stratégique.
Elles ont ajouté que les sorties de drones avaient été intensifiées de manière sans précédent dans le ciel de Niamey, dans un climat que des milieux locaux ont qualifié de “paranoïa sécuritaire” du régime du général Tiani, mais que l’attaque aurait confirmé la réalité de ces craintes.
Elles ont souligné que le scénario de “Bamako” se répéterait: par son mode opératoire et les parties accusées, l’attaque constituerait une reproduction des tactiques du groupe “Nusrat al-Islam” (Al-Qaïda), qui avait déjà mené une attaque similaire visant l’aéroport militaire de Bamako et l’école de gendarmerie au Mali le 17 septembre 2024.
Le rapprochement entre les deux événements viendrait confirmer la stratégie du groupe consistant à frapper des “symboles de souveraineté” et des installations fortifiées, en profitant, dans le cas de Niamey, du contexte international sensible lié au transport de l’uranium.





