Africa-Press – Gabon. Le ministre de la Justice a procédé, le 30 janvier 2026, à la pose de la première pierre du futur bâtiment annexe de l’École nationale de la magistrature. Financé par le Japon avec l’appui technique du PNUD, ce projet vise à renforcer la formation des magistrats et à promouvoir une justice indépendante, moderne et accessible à tous au Gabon.
À Libreville le 30 janvier 2026, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains, a posé la première pierre du bâtiment annexe de l’École nationale de la magistrature (ENM). La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Japon au Gabon, Ando Yoshio, et de la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Rokya Ye-Dieng.
D’un coût d’environ 1,3 milliard de FCFA, le projet est financé par le Japon avec un appui technique du PNUD. Il vise à renforcer l’indépendance, l’efficacité et l’accessibilité de la justice gabonaise, à travers la modernisation des infrastructures et l’amélioration des capacités institutionnelles. «Ce projet permettra la contribution et la réhabilitation d’infrastructures judiciaire, la numérisation des dossiers judiciaire grâce à des équipement et des systèmes modernes, ainsi que la promotion de l’accès à la justice pour les populations les plus vulnérables, à travers des actions de sensibilisations ciblées», a déclaré Ando Yoshio, ambassadeur du Japon au Gabon.
Pour le Pr Augustin Emane, cette extension constitue un véritable soulagement pour l’ENM, longtemps confrontée à un déficit d’espaces et d’équipements. Le futur bâtiment offrira des conditions de formation conformes aux standards actuels.
D’une capacité d’accueil de plus de 300 élèves magistrats, le bâtiment comprendra un amphithéâtre de 200 places, une médiathèque et une bibliothèque équipées de plus de 50 ordinateurs, une salle dédiée à la gestion électronique des documents, ainsi qu’un restaurant. La livraison est prévue dans un délai de sept mois.
Une Consolidation de l’État de droit
Pour la représentante résidente du PNUD, Rokya Ye-Dieng, cet évènement incarne, de manière concrète et durable, l’engagement constant de cette institution aux côtés de l’État gabonais pour la consolidation de l’État de droit, le renforcement des institutions judiciaires et la promotion d’une justice accessible, efficace, responsable et inclusive. «La pose de cette première pierre est donc un symbole fort. Elle symbolise la volonté partagée de transformer les engagements politiques et institutionnels en réalisations concrètes. Elle symbolise également la confiance mutuelle entre le Gabon et ses partenaires, fondée sur une vision commune du développement humain, de la gouvernance démocratique et du respect des droits humains», a expliqué Rokya Ye-Dieng.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme «Promouvoir un secteur de la justice responsable, efficace et inclusif au Gabon 2024–2026». À travers ce programme, le PNUD soutient des réformes structurelles qui touchent à la fois aux infrastructures, aux capacités humaines, aux cadres normatifs, à la gouvernance judiciaire et à l’accès des populations, notamment les plus vulnérables, aux services de justice.
Le PNUD restera pleinement engagé aux côtés du gouvernement gabonais pour accompagner cette dynamique de modernisation de la justice, en veillant à ce que les réformes engagées produisent des effets durables, mesurables et bénéfiques pour l’ensemble des citoyens





