Africa-Press – Gabon. Réunis à Libreville le 2 février 2026, les membres du Comité de pilotage ont réaffirmé l’engagement de l’État à fermer progressivement la décharge saturée de Mindoubé et à lancer la construction du Centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) de Nkoltang, un projet destiné à moderniser durablement la gestion des déchets, à protéger la santé publique et à préserver l’environnement.
Les membres du Comité de pilotage des projets de fermeture de la décharge de Mindoubé et de construction du Centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) de Nkoltang ont eu une séance de travail lundi à Libreville. La rencontre, présidée par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, s’est tenue en présence de la ministre de la Planification et de ses homologues des Eaux et Forêts, ainsi que des Travaux publics et de la Construction. Au cœur des échanges: l’urgence de fermer progressivement la décharge de Mindoubé, saturée depuis plusieurs années et devenue un facteur de risques majeurs pour l’environnement et la santé publique.
Au cours de ces travaux, les autorités ont rappelé les menaces persistantes liées à la pollution des eaux, aux émissions non maîtrisées de biogaz, aux risques de glissements de terrain et aux impacts directs sur les populations riveraines, rapporte sur sa page Facebook Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts.
Fermer, mais garantir la continuité du service public
Face à ce constat, le Comité de pilotage a réaffirmé sa mobilisation totale pour conduire une fermeture progressive, sécurisée et effective du site, tout en garantissant la continuité du service public de collecte et de traitement des déchets. Cette transition s’inscrit dans une logique de maîtrise des risques et de respect des standards internationaux.
Les discussions techniques ont notamment porté sur l’offre de SUEZ, relative à la fermeture progressive de la décharge, à la mise en service d’un casier transitoire conforme aux normes internationales, et à la préparation du futur CTVD de Nkoltang. Parallèlement, le rôle de Clean Africa a été précisé pour assurer l’exploitation et la continuité du service durant la phase de transition.
Autre point clé: l’examen de la proposition de MIKA Services pour la construction en urgence du casier transitoire, destiné à répondre immédiatement aux besoins opérationnels avant la mise en service complète du CTVD.
À l’issue de la réunion, un calendrier de rencontres de suivi a été arrêté afin d’assurer un pilotage opérationnel rigoureux de l’ensemble des travaux et de lever, au fur et à mesure, les contraintes techniques et logistiques. Cette démarche s’inscrit dans une réforme structurelle de la gestion des déchets au Gabon, visant à concilier protection de l’environnement, préservation de la santé publique et développement urbain durable, tout en dotant le Grand Libreville d’infrastructures modernes et pérennes.





